Infirmières francophones désavantagées: l’association s’explique

L’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) a soutenu jeudi qu’elle tentait depuis 2015 d’obtenir du financement pour permettre la traduction en français du guide d’étude en ligne qui vise à préparer les étudiantes à l’examen d’accès à la profession.

Réagissant à la plainte déposée la veille par des infirmières auprès du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, l’AIINB soutient qu’elle est «sur le point de négocier un financement» qui permettrait la traduction du guide d’étude en ligne pour l’examen NCLEX-RN, publié en anglais par le fournisseur en 2015.

L’association explique qu’elle a approché depuis 2015 l’Université de Moncton, le gouvernement libéral de Brian Gallant et «d’autres provinces canadiennes» et que si elle avait obtenu leur appui, «l’accès au guide aurait pu être offert dès 2016».

«Le coût de la ressource est considérable, car il faut d’abord payer les frais de traduction et d’adaptation, puis des frais annuels pour les révisions et les mises à jour», indique l’AIINB dans un communiqué.

En attendant de trouver du financement, l’association professionnelle a travaillé avec le fournisseur de l’examen pour élaborer des examens fictifs en ligne dans les deux langues, publiés en 2017.

«De plus, l’AIINB sait que des modules en français ont été créés par cinq programmes infirmiers au Canada et que ces modules sont à la disposition des étudiantes qui suivent leur programme de science infirmière en français», indique-t-on.

En mai 2018, le Commissariat aux langues officielles avait conclu qu’il existait «un écart considérable quant aux ressources de préparation à l’examen qui sont disponibles pour une communauté linguistique par rapport à ce qui est disponible pour l’autre».

Or, dans une nouvelle plainte au Commissariat, un groupe d’infirmières soutient que depuis le dépôt du rapport de 2018, l’association «n’a fait aucun effort pour chercher à trouver des solutions qui permettraient de corriger» ce déséquilibre.