Droit de grève dans les foyers de soins: Fredericton ira en appel

Le gouvernement provincial a décidé de faire appel dans l’affaire du droit de grève des travailleurs des foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

Fredericton demande à la Cour d’appel d’annuler la décision rendue par la juge en chef de la Cour du banc de la Reine, Tracey DeWare, le mois dernier.

Mme DeWare avait statué que la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins était inconstitutionnelle et donné six mois à l’Assemblée législative pour la modifier.

Cette loi empêche plus de 4000 travailleurs de 46 foyers de soins de faire la grève même s’ils sont sans contrat de travail depuis près de trois ans.

Dans son avis d’appel déposé le 24 juillet et dont le journal a obtenu copie, l’avocat du gouvernement Higgs, Christian Michaud, affirme que la juge DeWare a commis plusieurs erreurs de droit dans sa décision du 2 juillet.

Une porte-parole du ministère du Développement social n’a pas voulu commenter la décision du gouvernement puisque «cette affaire est devant les tribunaux».

Elle a toutefois précisé que le ministère était «déterminé à assurer la sécurité des résidents des foyers de soins de la province».

Le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les travailleurs des foyers de soins, entend quant à lui riposter lors d’une manifestation devant l’Assemblée législative, mardi.

Le Syndicat demande au gouvernement minoritaire du premier ministre Blaine Higgs de respecter la volonté de la majorité des députés de l’Assemblée en acceptant d’aller en arbitrage exécutoire sans condition avec les travailleurs.

La majorité des députés ont voté pour une motion du Parti libéral en ce sens le 30 mai. Les motions ne sont toutefois pas contraignantes pour le gouvernement.

Blaine Higgs a déjà déclaré que les demandes salariales des travailleurs étaient trop onéreuses et qu’il serait injuste de leur accorder davantage que ce qu’ont reçu les autres syndiqués des services publics dans les dernières années.