Fausse attaque armée, mais vrais policiers à Riverview!

Une blague entre amis a tourné au vinaigre dimanche après-midi.

Des agents de la GRC de Codiac ont répondu à un appel sur la présence d’armes à feu sur la rue Pitt, à Riverview.

Des résidents ont aperçu deux individus masqués et armés approcher leur maison et ont appelé la GRC.

Les policiers sont arrivés sur les lieux avec des carabines et des gilets pare-balle et ont établi un périmètre de sécurité autour de la demeure.

Les deux personnes, un homme et une femme, ont été arrêtées mais relâchés après avoir parlé aux membres de la GRC. Aucun coup de feu n’a été tiré.

«Après une brève enquête, les agents de la GRC ont déterminé que c’était en fait une blague que les deux personnes faisaient aux résidents de la maison», explique le sergent Stéphane Paré-Lemire de la GRC de Codiac, en entrevue téléphonique.

«Ils ont simulé une invasion de domicile, ils avaient le visage caché par des tuques et des foulards, et l’homme avait une carabine qui était en fait un BB gun, mais qui avait l’air d’une arme réelle.»

Le sergent n’a pas voulu révéler le nombre d’agents qui se sont déplacés pour ce canular pour des «raisons tactiques», mais il affirme qu’il s’agissait du nombre maximal de ressources disponibles à ce moment-là.

«Quand on a répondu à l’appel, c’était une situation à haut risque, donc on a déployé le nombre maximal de ressources qu’on avait […] avec l’équipement fourni par la GRC, dont les carabines et les vestes pare-balles.»

La GRC n’impose pas d’amende dans ce genre de cas, selon le sergent. On a cependant parlé dans le casque des deux plaisantins.

«Le message a été passé que c’était assez déplacé comme blague.»

Le sergent Paré-Lemire affirme que la blague aurait pu rapidement dégénérer même si la sécurité des gens de Riverview n’était jamais en danger.

«On déconseille ce genre de chose. Ça met leur propre sécurité en danger, parce que les armes à feu de type BB gun ou airsoft sont très similaires à une arme réelle, donc les policiers pouvaient croire que l’homme ou la femme était armé d’une vraie arme à feu. C’est aussi un déploiement de policiers qu’on aurait pu utiliser ailleurs pour des personnes qui ont vraiment besoin de services policiers.»