Aide spéciale à Saint-Jean: Gallant défend ses actions

Brian Gallant se défend d’avoir mal agi dans l’affaire de l’entente de financement pour aider la ville de Saint-Jean à surmonter ses problèmes budgétaires.

L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick a présenté sa version des faits devant un comité de députés, mardi à l’Assemblée législative.

L’entente entre la province et la ville portuaire avait été sévèrement critiquée par la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick dans un rapport présenté en juin.

Mme MacPherson plaçait M. Gallant au centre de l’entente qu’elle avait qualifiée de «précipitée» et d’«excessivement risquée».

Elle affirmait aussi qu’une loi n’avait pas été respectée et qu’une autre avait été contournée lors des négociations et de la mise en oeuvre de cette entente.

«Je tiens à être particulièrement clair sur un point: aucune question n’a jamais été soulevée auprès de moi au sujet de la légalité de la mise en oeuvre de l’entente», a déclaré M. Gallant aux membres du comité.

«J’ai pleinement confiance dans le bureau du procureur général et dans l’ensemble de la fonction publique qui m’auraient informé s’il y avait eu des problèmes majeurs sur le plan juridique ou organisationnel.»

Selon l’ancien premier ministre, le nouveau gouvernement doit lui aussi nécessairement penser que l’entente avec Saint-Jean est tout à fait légale puisqu’il a décidé d’y donner suite.

«Les conservateurs crient sur tous les toits que la nouvelle entente est terrible et qu’elle contourne les lois, mais ils vont de l’avant», a-t-il souligné.

Brian Gallant a aussi critiqué la chronologie des événements utilisée par la vérificatrice générale pour déterminer que l’entente avait été précipitée et qu’elle était motivée par des raisons politiques.

M. Gallant a accusé à son tour le gouvernement de Blaine Higgs d’avoir interféré avec le groupe de travail indépendant chargé de soumettre ses recommandations afin d’aider Saint-Jean à se sortir du marasme économique.

Selon lui, le rapport rendu public par le gouvernement en juin avec plusieurs mois de retard ne répond pas aux exigences de l’entente conclue avec la ville portuaire.

Le leader parlementaire du gouvernement, Glen Savoie, a défendu le travail de la vérificatrice générale et a accusé Brian Gallant de fuir ses responsabilités.

«Vous avez fait une carrière de quatre ans à pointer les autres du doigt et à faire diversion au lieu d’assumer la responsabilité de vos propres actions», a déclaré le député Savoie.

«Vous avez fait toute sorte d’attaques politiques à l’endroit du gouvernement, mais laissez-moi vous rappeler que vous étiez le premier ministre, le procureur général et le ministre responsable de la région de Saint-Jean (au moment des faits).»