16,8 millions $ pour l’Aéroport international Roméo-LeBlanc

Un subvention du ministère fédéral des Transports permettra à l’aéroport international Roméo-LeBlanc d’augmenter son trafic de cargo international.

L’investissement total de 16,8 millions $, partagé à parts égales entre la direction de l’aéroport et le gouvernement fédéral, servira à élargir l’aire de trafic 8 pour que l’accueil d’avions-cargo ne nuise pas au va-et-vient des avions passagers.

Le poste de dégivrage sera aussi agrandi, permettant d’enlever la glace accumulée sur plus d’un aéronef en même temps.

Bernard LeBlanc, PDG de l’aéroport, estime que c’est le moment de tirer profit de la guerre des tarifs entre la Chine et les États-Unis. Il croit que la région peut bénéficier d’un commerce international plus rapide.

«Dans la dernière année, il y a généralement eu un Boeing 747 par semaine qui a pris la direction de l’Asie. On espère qu’en ayant plus d’espace à l’aéroport, on accroîtra cela. On est en discussions avec des entreprises aériennes pour accomplir ça», indique le PDG en mêlée de presse.

«Notre gouvernement croit que le potentiel d’exportation pour les produits des fruits de mer est illimité. Le marché asiatique est en croissance phénoménale. Si on veut demeurer compétitifs, on doit offrir aux entreprises canadiennes une infrastructure compétitive», a ajouté le député et ministre fédéral Dominic LeBlanc, dont l’aéroport porte le nom de son père.

Le ministre Dominic LeBlanc et le PDG de l’Aéroport international Roméo-LeBlanc, Bernard LeBlanc. – Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau

Dominic LeBlanc estime que ce genre d’investissement permettra de rejoindre davantage l’Asie et l’Europe afin d’éviter que l’industrie des pêches dans les Maritimes ne mette tous ses oeufs dans un même panier.

Il estime que l’aéroport du Grand Moncton offre un «avantage stratégique» pour l’exportation de marchandise vers des marchés étrangers.

«Il y a des milliers d’emplois dans les secteurs des pêches et des transformations des fruits de mer qui dépendent de notre accès à ces marchés. On ne veut pas dépendre seulement, par exemple, du marché de Boston.»

Les investissements serviront aussi à aménager un nouveau système de gestion des liquides de dégivrage afin de respecter les normes environnementales et à remettre en état une route qui relie l’aire de trafic à des installations de l’aéroport.

La route relie notamment l’aéroport à l’entrepôt de l’entreprise Xtreme Cold, spécialisée dans l’entreposage et la réfrigération de marchandise. Le partenariat avec cette entreprise sera essentiel pour le marché de l’exportation des fruits de mer, selon le PDG de l’aéroport.

Bernard LeBlanc explique aussi que les nouvelles installations permettront à TransAqua, l’entreprise qui traite les eaux usées du Grand Moncton, de continuer à traiter les eaux usées de l’aéroport ainsi que l’eau issue de la glace qui se forme sur les ailes des aéronefs.

On estime que les travaux d’amélioration débuteront en avril et qu’ils devraient être complétés en octobre 2020.