Dominic LeBlanc défend son utilisation de l’avion de la famille Irving

Lors de sa première apparition publique depuis plusieurs mois, le ministre libéral Dominic LeBlanc a défendu son utilisation d’un avion privé de la famille Irving pour aller subir des traitements à Montréal.

En mêlée de presse, il a répondu à des questions sur ce vol du 13 juin en rappelant que son utilisation de l’avion avait été approuvée au préalable par le Commissaire aux conflits d’intérêt et à l’éthique de la Chambre des communes, Mario Dion.

Il a aussi affirmé qu’il a été suivre des traitements à Montréal par avion privé en suivant les conseils de ses médecins. M. LeBlanc est atteint d’un lymphome non hodgkinien, une forme de cancer du sang.

Ses médecins lui ont déconseillé de prendre un avion commercial à cause de son système immunitaire affaibli.

«Le traitement spécifique qui a été entrepris dans mon cas par les médecins du Centre hospitalier Georges-Dumont – un traitement qui peut me guérir – n’est pas offert dans la province. Les patients néo-brunswickois sont envoyés au Québec ou en Nouvelle-Écosse dans la plupart des cas.»

«Mon médecin m’a référé à Montréal. C’est vraiment une circonstance médicale privée, et je note que vous tous ne discutez pas de vos problèmes médicaux publiquement», a-t-il dit aux représentants des médias, réunis à l’aéroport international Roméo-LeBlanc de Moncton pour une annonce d’investissement.

Le ministre a essuyé des critiques de la part de Duff Conacher, cofondateur de l’organisme Démocratie en surveillance, pour son utilisation de l’avion qui appartient à la richissime famille Irving, avec qui il entretient des liens d’amitié.

M. Conacher a identifié quatre compagnies aériennes qui auraient pu être embauchées pour des vols privés dans l’est du pays plutôt que de faire utilisation de l’appareil d’Irving.

Duff Conacher a aussi affirmé à la Presse Canadienne que le ministre LeBlanc aurait dû louer un avion privé et le payer de sa poche plutôt que d’accepter un cadeau du propriétaire d’une entreprise qui fait régulièrement du lobbyisme auprès du gouvernement fédéral.

En réponse à cette remarque en mêlée de presse, le ministre a répété qu’il s’agit d’une situation médicale privée.

Il a également affirmé qu’il n’existe pas de conflit d’intérêt entre la famille Irving et lui-même, et qu’il s’agit d’un dossier surveillé par le commissaire.

«Ça fait quatre ans qu’il y a un filtre de conflits d’intérêt suite à une divulgation proactive que j’ai fait à cause d’une amitié avec la famille Irving et la mienne, qui existe depuis deux générations. Ce n’est pas un secret.»

«Je n’ai jamais participé à une décision gouvernementale sur un dossier qui pourrait directement ou indirectement toucher un des intérêts privés des Irving.»

Pronostic favorable

Le ministre LeBlanc affirme qu’il répond bien à ses traitements. Il mentionne qu’il a hâte à l’élection fédérale d’octobre prochain.

«La bonne nouvelle, c’est que j’ai subi cinq traitements de chimiothérapie et les médecins sont très contents des résultats. J’arrive à la fin du processus», dit le ministre, qui s’attend à de bonnes nouvelles lors de son prochain rendez-vous médical.

«J’ai l’intention d’être en forme pour les élections!»