Bathurst: les employés en lock-out font entendre leur impatience

Les négociations reprennent entre la Ville de Bathurst et ses employés municipaux. Pour bien marquer le coup, ceux-ci ont participé à une marche de solidarité afin de démontrer leur résilience, lundi après-midi, quelques heures seulement avant le début des discussions.

Environ 200 personnes se sont déplacées de la Promenade Waterfront jusqu’à la salle des Chevaliers de Colomb.

Parmi les activistes se trouvaient les 22 employés en lock-out, leurs proches, divers membres des sections locales avoisinantes tels que des représentants du secteur hospitaliers et des foyers de soins ainsi que plusieurs travailleurs de la Fonderie Brunswick, membres du syndicat des métallos.

Simon Ouellette, conseiller syndical aux communications du SCFP, était heureux de constater l’immense appui de la communauté, mais reste quand même sur ses gardes en vue des négociations.

La marche de solidarité s’est terminée à la salle des chevaliers de colombs à Bathurst. – Acadie Nouvelle: Allison Roy

«Le lock-out dure depuis le 25 juillet! Je crois que ça fait assez longtemps, mais il faut rester prudent parce que jusqu’à présent la Ville s’est montrée plutôt fermée d’esprit.»

Les employés syndiqués demeurent toujours sans paie pendant que les responsables se rassemblent autour de la table.

«C’est dommage qu’ils n’aient pas mis fin au lock-out parce que les négociations peuvent se poursuivre pendant que les gens ont une paie et continuent de travailler, a ajouté M. Ouellette. C’est la situation normale, d’ailleurs.»

Guy DeSilva, représentant syndical, a aussi de attentes modestes.

«On se prépare à tout», a déclaré Guy DeSilva, représentant syndical. – Acadie Nouvelle: Allison Roy

«Je ne crois pas que ça va se résoudre du jour au lendemain. On ne sait pas à quoi s’attendre, donc on se prépare à tout», a-t-il expliqué.

Les discussions ont commencé vers 14h, lundi, à l’hôtel de ville de Bathurst.

Mots d’encouragement pour les employés en lock-out

Brien Watson, président du SCFP au Nouveau-Brunswick, Bart Dempsey, président du local 7085 du syndicat des métallos, Daniel Légère, président de la fédération des travailleurs et travailleuses du N. B., et Mark Hancock, président du SCFP national, se sont également joints à la marche de solidarité.

«Le SCFP n’oubliera pas ce qui se passe ici» – Mark Hancock, président du SCFP national.

Une fois à destination, M. Watson s’est adressé à la foule.

«Je représente 30 000 travailleurs dans la province et ils regardent tous ce qui se passe ici, maintenant. Comme vous le savez, ceci n’est pas uniquement votre bataille, mais la bataille de nous tous au Nouveau-Brunswick», a-t-il souligné.

Ses mots d’encouragement ont été reçus par des d’applaudissements et des bruits de klaxons.

Le président du syndicat des Métallos a ensuite enchaîné en souhaitant la meilleure des chances aux lockoutés.

«La bataille que vous menez est différente, mais aussi semblable à la nôtre, a-t-il débuté. Nous sommes tous victimes d’un style de gestion autoritaire. Personne ne demande aux employés ce qu’ils veulent, mais on leur dit plutôt ce qu’ils doivent accepter.»

Daniel Légère, lui, a souligné l’importance de s’unir afin de faire face aux injustices envers les travailleurs dans la province.

«Assez, c’est assez!» s’est-il exclamé. Allons-nous gagner toutes les batailles que nous menons? Non. Mais une chose est certaine, frères et soeurs, si nous ne nous soutenons pas, nous n’en gagnerons aucune.»