Parcourir la planète pour venir en aide aux moins nantis

Il y a quatre ans, Michel «Chico» Doucet, de Bathurst, et ses étudiants participants au voyage humanitaire en Équateur enduisaient des blocs de béton d’un mortier qu’ils avaient mélangé eux-mêmes afin de monter les murs d’une clinique médicale. Cet été, M. Doucet a eu l’occasion de revisiter le site et de témoigner des fruits de son labeur. Il considère l’expérience «très spéciale».

Après un voyage humanitaire au Kenya, au Ghana et en Tanzanie, M. Doucet est retourné en Équateur pour une cinquième mission.

Lors de ce deuxième séjour, lui et ses 21 co-aventuriers, dont quatre sont étudiants dans la région Chaleurs, ont contribué à la construction d’une école.

Dans leurs temps libres, ils ont visité divers endroits, dont la fameuse clinique médicale située sur une île voisine et accessible en bateau.

«C’était tellement beau à voir!» s’est exclamé M. Doucet.

«Propre, bien organisé. À l’intérieur, il y a une pharmacie, une salle pour garder les documents, un bureau de dentiste et deux de médecins.»

En feuilletant son album photo, il montre fièrement la réalisation du projet.

«Ça ne m’est jamais arrivé de pouvoir voir en personne le travail complété. Des fois, je reçois des photos, mais ce n’est pas pareil.»

L’organisateur et les jeunes qui ont participé au voyage 2019 ont également pu rencontrer un médecin employé à la clinique.

«Je lui ai montré des photos du début de la construction et elle était vraiment impressionnée. En plus, elle ne travaillait pas ce jour-là, mais elle est venue juste pour l’occasion.»

Rory Dempsey, élève de 11e année à Bathurst High School, en était à son premier voyage humanitaire cette année.

«C’est tellement un bon sentiment, je ne voulais simplement pas arrêter de travailler », partage-t-elle.

«J’aimerais bien y retourner un jour pour voir les jeunes utiliser la salle de classe que nous avons aidé à construire.»

Le rêve de tous les missionnaires?

M. Doucet confirme que les missionnaires participant aux missions comme celles-ci n’ont souvent pas l’occasion de témoigner eux-mêmes de leur réalisation, puisque leurs séjours sont trop courts pour compléter les projets.

«C’est sûr que je suis retourné chez moi sans images concrètes, a noté Mélina Doucet, participante au voyage de 2015. Mais je sais que mon travail a contribué à faire un impact sur cette communauté.»

Mélina n’a pas pu retourner en Équateur cette année puisqu’elle se concentre maintenant sur ses études. Elle se réjouit par contre de la bonne nouvelle.

«Ça fait du bien d’entendre que le projet que j’ai travaillé dessus a porté fruit. Je suis très contente pour les gens là-bas.»

Selon l’organisateur, le village de Mondana, où se situe la clinique, serait aujourd’hui entièrement autosuffisant.

M. Doucet recrute déjà pour son prochain séjour au Kenya l’été prochain.

Il souligne que tous les voyages humanitaires qu’il organise sont supervisés par l’entreprise sociale Me to We et Voyages culturels (Educational Tours).

Rory envisage d’y participer à nouveau en 2020.

«J’ai été vraiment choyée toute ma vie alors je veux redonner aux autres», explique-t-elle.

Afin de briser le cycle de la pauvreté, les missions de Me to We sont centrées autour de cinq piliers: éducation, eau, santé, alimentation et opportunité.