Une société de Moncton est condamnée à verser 130 000 $ à une entreprise de Charlo

La cour ordonne à VM Venture Management et son PDG, Daniel Bard, de payer 130 000 $ à une entreprise de Charlo. La firme de Moncton fait l’objet de deux nouvelles poursuites civiles totalisant 375 00 $.

L’Acadie Nouvelle faisait le récit en mars de la mésaventure de HIL Group, de Charlo. L’entreprise avait déposé une poursuite civile contre une firme de services financiers de Moncton.

Selon l’avis de poursuite, l’entreprise du Restigouche s’était fait approcher en février 2016 par Daniel Bard, de VM Venture, afin de savoir si elle considérerait investir dans la conception et la commercialisation d’un bioréacteur qui pourrait transformer la biomasse en biocarburant.

HIL Group a accepté d’avancer 100 000 $ à VM Venture. Avec ces fonds, l’entreprise de Moncton s’était engagée à obtenir un prêt sans recours de 4 millions $ pour la compagnie de Charlo. La somme devait permettre d’investir dans un bioréacteur espagnol afin d’implanter cette technologie au Nouveau-Brunswick.

Or, malgré des mises à jour rassurantes et un voyage en Espagne pour rencontrer les concepteurs du bioréacteur, l’entreprise de Charlo n’a jamais reçu son prêt de 4 millions $. Elle a fini par réclamer les 100 000 $ investis au départ, mais sans succès. Elle s’est donc tournée vers les tribunaux, le 21 février de cette année.

VM Venture Management Corp et Daniel Bard ont déposé deux mois plus tard un avis d’intention de présenter une défense. Ils n’ont cependant pas présenté leur défense avant la date butoir établie par la cour. Le 13 août, le tribunal a rendu un jugement par défaut, leur ordonnant de payer la somme de 100 000 $, en plus de 31 697,70 $ en intérêts.

Hervé Auclair, un des actionnaires de HIL Group, n’a pas voulu commenter les détails sur le dossier légal. Il affirme cependant que la perte de 100 000 $ fait mal à l’entreprise.

«Personne ne veut donner 100 000 $ pour rien. Ce n’est pas un coup fatal, mais c’est un coup dur pareil. On devra travailler autour du fait qu’on a perdu 100 000 $.»

«On espère aviser les gens d’affaires du Nouveau-Brunswick qu’il faut faire attention de ne pas se faire prendre dans les “deals” de financement et tout. Je ne pense pas qu’on est les seuls à se faire prendre par la même compagnie.»

Le journal a tenté de communiquer avec M. Bard ou un porte-parole de VM Venture, mais nos demandes sont demeurées lettres mortes. Le numéro de téléphone affiché sur le site internet de l’entreprise n’est plus en service. Nous avons aussi envoyé un courriel à l’entreprise et tenté de communiquer avec M. Bard via un autre numéro de téléphone.

Deux autres poursuites civiles ont été déposées contre M. Bard et VM Venture dans les deux derniers mois.

Le 2 juillet, une entreprise à numéro de Moncton a déposé un exposé de la demande devant la Cour du banc de la Reine. Elle allègue avoir offert un prêt sans intérêt de 130 000 $USD (174 000 $CAD) à M. Bard et VM Venture en janvier. La dette devait être payée en avril. La somme étant toujours impayée, elle a demandé au tribunal d’intervenir.

L’histoire est la même pour Lamtrac Global, de Tracadie. En janvier, elle a offert un prêt de 150 000 $USD (201 000 $CAD) à VM Venture et M. Bard. Représentée par le même avocat que l’entreprise à numéro, Lamtrac Global a déposé sa poursuite civile au Palais de justice de Moncton, le 2 août.

M. Bard est l’ancien vice-président de l’attraction des investissements de la Corporation 3+. La PDG, Suzy Campos, a confirmé qu’il n’est plus avec l’organisme.

Il a également été directeur général de Sentinelles Petitcodiac.