Les finances du bureau de la lieutenante-gouverneure sous la loupe de la GRC

La Gendarmerie Royale du Canada enquête sur des allégations d’irrégularités financières au sein du bureau de la lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick.

«Il n’y a aucune accusation, on est tout simplement en train de réviser l’information présentement», affirme le sergent Mario Maillet de la GRC.

La police a reçu une plainte concernant des anomalies financières au sein du bureau de la lieutenante-gouverneure.

Selon le sergent Maillet, la GRC est en train d’examiner le dossier afin de déterminer si l’enquête doit continuer ou non.

Il souligne que le Programme des délits commerciaux est responsable de l’investigation.

Ce département enquête principalement sur les fraudes et les vols.

Le sergent Maillet explique que les enquêtes de natures financières peuvent prendre un temps considérable à boucler vu tous les documents à repasser au peigne fin.

«Là, tout de suite, on est en train de réviser la plainte afin de déterminer si on va continuer.»

Le porte-parole de la GRC souligne qu’il ne peut pas dévoiler plus de détails, entre autres l’identité du plaignant. La plainte a été déposée le jour du décès de la lieutenante-gouverneure Jocelyne Roy Vienneau, le 2 août.

«Il n’y a pas d’accusations de portées, on ne peut pas donner de nom», précise-t-il.

Selon une porte-parole de Patrimoine canadien, c’est le ministère fédéral et le bureau du contrôleur du Nouveau-Brunswick qui «ont porté cet enjeu à l’attention de la GRC» après avoir mené une «vérification» conjointe.

«L’argent des contribuables doit être géré de façon transparente et responsable. Étant donné qu’une enquête est en cours, nous ne pouvons commenter davantage», a transmis Amélie Desmarais par courriel.

Le bureau de la lieutenante-gouverneure est financé à la fois par la province et par Patrimoine canadien.

Le premier ministre Blaine Higgs a indiqué dans une déclaration qu’il suivait cette affaire de près.

«En fonction du résultat de cette enquête de la GRC, nous pourrions envisager de demander à la vérificatrice générale d’examiner l’affaire. Puisqu’il s’agit d’une enquête en cours de la GRC, nous ne ferons pas d’autres commentaires», a déclaré M. Higgs.

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson – dont le rôle est de mener des audits indépendants du gouvernement – est courant du dossier, selon son porte-parole, Kevin Maillet.

«Notre bureau ne dirige pas ce dossier», a-t-il fait valoir par courriel.

Le bureau de la lieutenante-gouverneure n’a pas voulu non plus en dire plus sur les allégations d’irrégularités financières.

«Le bureau de la lieutenante-gouverneure ne fera aucun commentaire sur des questions liées aux ressources humaines ou à l’enquête de la police», a indiqué Sarah Cross par courriel.