À 106 ans, Bertha Roy est «une maman pour tout le monde»

Au Manoir Notre-Dame, à Moncton, Bertha Roy n’a pas prévu de changer ses habitudes bien qu’elle a fêté samedi ses 106 ans. «Je continue à lire mon journal tous les matins et à jouer aux cartes», lance-t-elle, rayonnante.

Pourtant, jour de fête oblige, sa famille est présente pour la voir et lui témoigner son amour. Au programme, un gâteau bien sûr, et même une petite danse en fauteuil avec l’un de ses fils sur l’air de “Young at heart”.

«C’est le ciment de notre famille», glisse Bianca, une de ses arrière-petites-filles.

«Pour 106 ans, je me sens bien, je me sens heureuse. Mes enfants sont avec moi, c’est le principal», affirme Bertha Roy.

Née à Balmoral, Bertha a eu 13 frères et soeurs, et a vécu avec son mari à Laplante, non loin de Bathurst. Très religieuse, Bertha Roy a fondé un groupe de prière au sein de sa maison de retraite.

Toujours humble, elle remercie sa famille venue du Québec, de Bathurst, de Campbellton, de Fredericton, et particulièrement sa fille Carmelle et Ken son beau-fils, ses «anges gardiens» qui lui rendent visite tous les jours.

«Mes enfants m’apportent beaucoup d’amour. Sans eux, je serai perdue. J’aime beaucoup mes enfants, et même ceux qui sont loin, quand ils viennent, je les aime encore plus», confie-t-elle.

À 106 ans, nul doute que la famille a eu le temps de s’agrandir.

«J’ai plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants, mais je ne compte plus, il y en a beaucoup», déclare-t-elle. Elle montre une photo du dernier-né, le petit Léon, âgé d’à peine six mois.

L’une de ses arrière-petites-filles, Anna, âgée de 11 ans, va voir son arrière-grand-mère tous les mois. Il était important d’être là pour son anniversaire.

«C’est vraiment bien d’encore avoir son arrière-grand-mère. On joue à la Dame de pique ensemble et c’est marrant», narre-t-elle

Sa fille Carmelle Cochrane se met à chanter avec elle la chanson C’était un petit sauvage. «J’ai retrouvé un livre de musiques écrites par sa mère, où cette chanson s’y trouvait. Et un jour, je lui ai chanté, et elle s’est mise à la chanter avec moi. C’était incroyable», affirme-t-elle.

«Ce que j’aime de ma mère c’est qu’elle n’a aucun ennemi. Son désir, c’est que tout le monde s’accorde. Quand j’étais jeune, notre linge était toujours sur une chaise, prêt pour être porté le lendemain matin. Elle était toujours la dernière à se coucher, parce qu’elle voulait être sûre que chacun allait avoir des habits propres le lendemain. Je ne connais personne qui ne l’aime pas, elle est une maman pour tout le monde», lance sa fille avec admiration.