Le fruit de douze années d’attente à Bathurst

La directrice générale de l’aéroport de Bathurst, Jennifer Henry, attendait ce jour avec impatience. Lundi après-midi, après douze longues années de discussions avec les deux paliers gouvernementaux et un an de rénovations aux installations aéroportuaires, elle a finalement célébré le résultat du projet d’agrandissement.

La piste de l’aéroport de Bathurst s’étend désormais sur 1171 mètres, soient 202 de plus qu’auparavant.

«Elle peut maintenant accueillir de plus grands avions et des avions du futur tels que le Q-400», a noté René Legacy, président du conseil administratif.

Le système d’éclairage utilisé par les pilotes lors des atterrissages a également été modernisé, mais les changements les plus visibles se trouvent à l’intérieur de l’aérogare.

«Le nouvel édifice mesure 1087 mètres carrés et comprend les départements administratifs et opérationnels de l’aéroport. L’espace de sécurité pour les passagers a aussi été agrandi et l’accueil, aménagé à un concept ouvert», a ajouté M. Legacy.

L’aérogare de Bathurst a été construite en 1987 et pouvait à l’époque accueillir 20 000 passagers par année.

Pourtant, M. Legacy confirme que le nombre de clients surpassait la capacité de l’infrastructure depuis déjà une décennie.

Aujourd’hui, grâce aux améliorations, de 40 000 à 60 000 personnes pourront bénéficier de l’aéroport chaque année.

«Tirer avantage» des installations

Serge Cormier, député fédéral d’Acadie-Bathurst, s’est déplacé à Bathurst afin de célébrer l’accomplissement d’un projet qui lui tenait à coeur. L’agrandissement de l’aéroport fut le premier dossier qu’il a lui-même piloté en 2015, a-t-il raconté.

«Vous savez, je viens à l’aéroport de 26 à 32 semaines par année pour voyager à Ottawa et partout ailleurs. Je peux vous dire que quand je viens ici, je me sens comme chez-moi. Les employés me font sentir le bienvenu, ils s’adressent à moi par mon nom et chaque fois que je franchis ces portes, je m’attends à un très bon service.»

M. Cormier encourage la communauté à faire comme lui et à tirer avantage des installations existantes.

«Volez d’ici! Si nous n’utilisons pas nos services, nous allons les perdre, ils vont aller ailleurs.»

Selon le député, il faudrait aussi cesser de croire à la «légende» qui prétend que les vols en provenance de l’aéroport de Bathurst engendrent souvent des retards. Il note que les trajets aériens sont également annulés ailleurs au Nouveau-Brunswick et même dans les métropoles telles que Toronto et Montréal.

Robert Gauvin, le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, a livré un message semblable à la foule d’une quarantaine de personnes qui a assisté à la cérémonie d’inauguration.

«C’est très important d’utiliser ce qu’on a», a-t-il souligné.

«L’aéroport de Bathurst c’est un atout. Avec l’arrivée du Q-400 et les nouveaux types d’avions, nous allons être capable,selon les évaluations, d’accueillir 40 000 personnes de plus. Ça, c’est bon pour Chaleur, c’est bon pour la Péninsule acadienne et tout le nord du Nouveau-Brunswick.»