Grève à la fonderie de Belledune: contre-offre du syndicat

Après quatre mois de dispute à la fonderie Brunswick de Belledune, les 280 employés syndiqués ont remis une première contre-proposition à leur employeur.

Impatient de voir les choses avancer, Bart Dempsey, président syndical, a été déçu d’apprendre qu’il devra encore patienter deux semaines avant de retourner à la table de négociation.

Jugeant l’offre de leur employeur déraisonnable, les membres de la section locale 7085 des Métallos avaient voté à 96% en faveur de la grève, plus tôt ce printemps.

C’est la représentation syndicale qui est au coeur du conflit, puisque la fonderie Brunswick voudrait rétrograder les postes à temps plein du comité de santé-sécurité à des postes à temps partiel.

«Nous avons présenté une proposition à la compagnie la semaine dernière, comme elle l’avait demandée voilà quelques mois. Avant ça, il y avait eu plusieurs discussions informelles, mais rien sur papier», a expliqué M. Dempsey.

«Ils ont dit qu’ils n’avaient aucune question. Alors, ils ont quitté la table en disant qu’ils auraient besoin d’une semaine pour réviser le document. Hier (mardi), nous avons reçu un appel nous informant qu’ils auraient besoin de deux semaines supplémentaires.»

Le régime de retraite, les conditions de travail, les salaires et les bénéfices font également partie des points en litige. Cependant, c’est la sécurité des employés qui préoccupe le plus M. Dempsey.

Curtis Hachey, vice-président du syndicat, soutient que les employés de la fonderie Brunswick sont exposés quotidiennement à des produits chimiques et doivent travailler avec des métaux qui peuvent atteindre des températures très élevées.

Voilà pourquoi il juge crucial de permettre aux syndiqués d’exprimer facilement leurs préoccupations.

«En éliminant les postes de sécurité, je crois que la direction veut supprimer la voix de ses employés, a ajouté M. Dempsey. C’est ça notre travail; nous agissons en leur nom.»

Du côté de la direction, Marc Duchesne, directeur général, indique qu’il reste «fermement engagé» à résoudre ce conflit avec l’aide d’un médiateur nommé par la province.

Le parti patronal n’a pas voulu commenter davantage pour l’instant.