Sans la générosité de la communauté, Jos Arseneau aurait tout perdu

Lorsque la maison à Jos Arseneau, de Tilley Road, a pris feu en février 2019, l’homme de 66 ans aurait pu tout perdre. C’est plutôt l’inverse qui s’est produit. Grâce à la générosité de la communauté, il pourra bientôt retourner chez lui.

Le soir du 10 février 2019, Jos Arseneau vaquait à ses occupations dans sa demeure à Tilley Road, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans une rallonge à l’arrière de la maison. La cause du feu demeure incertaine, mais tout indique qu’il a probablement pris naissance dans un tuyau de sécheuse.

«Je suis allé m’asseoir à ma table de cuisine. Mes yeux me faisaient drôle, alors je les ai essuyé et ensuite, j’ai remis mes lunettes, mais ça sentait drôle. Je suis allé voir et il y avait de la boucane. Je suis allé l’autre bord et j’ai vu le feu. J’ai eu de la misère à sortir de là. Un de mes frères était dehors et il me criait pour que je sorte», raconte-t-il.

La fumée ayant envahi le reste de la maison, Jos Arseneau ne pouvait plus rester chez lui, la maison familiale dans laquelle il habite depuis plusieurs années.

«La maison n’était plus vivable.»

Après l’incendie, il est allé rester chez des membres de sa famille et il a éventuellement emménagé dans un immeuble à logement à Tilley Road. Cependant, à long terme, en raison de problèmes de santé, il aurait probablement été obligé de déménager dans une résidence spécialisée.

«Projet coup de cœur»

Vincent Richard, un bénévole connu de Saint-Isidore, la communauté avoisinante, a eu écho de cette histoire. Il a décidé de donner un coup de main.

«Quand j’ai vu ça, je me suis dit que je voulais faire quelque chose pour l’aider. Je suis allé le voir pour lui demander s’il voulait retourner dans sa maison. Il m’a répondu que oui. Je lui ai dit qu’on va faire quelque chose. C’est de même que ç’a commencé. J’ai surnommé ça le Projet coup de cœur», explique M. Richard.

Un mois plus tard, en mars 2019, un groupe de bénévoles a travaillé pendant une semaine et demie afin de démolir l’intérieur de la maison.
Les travaux de rénovation se poursuivent depuis ce temps. Plusieurs tâches manuelles ont été effectuées à bas prix ou même gratuitement.
Euclide McLaughlin, un humoriste local, a aussi organisé des collectes de fonds pour soutenir la cause.

«Quand tu dis que ces personnes ont tout fait l’ouvrage et fourni du matériel gratuitement, ce n’est pas une exagération. Ce sont des gens qui ne veulent pas nécessairement être nommés, mais en même temps, il faut dire ce qui a été fait. Les planchers ont été installés à la grandeur de la maison pour rien. (…) L’électricité et la plomberie ont été faites en entier par des personnes qualifiées et tout cela gratuitement», explique M. Richard.

Parmi les bénévoles de première heure figure Bernard Arseneau, le frère à Jos. Il continue de travailler à l’intérieur de la maison, en attendant qu’elle soit prête. Le groupe a seulement besoin de compléter les travaux dans la cuisine.

«C’est surtout Vincent qui a lancé le bal. Je ne pense pas que j’aurais eu le courage de me lancer là-dedans tout seul. Ensemble, on a tout défait l’intérieur au complet, jusqu’au bois et tout a été refait à neuf.»

En attendant de pouvoir retourner chez lui, Jos Arseneau commence à avoir hâte.

«J’ai toujours habité là. J’aime ma maison. Je suis content. Ça va être comme rentrer dans une maison neuve.»