Dalhousie accusée d’être la cause d’un déversement d’eaux usées dans la baie

La Ville de Dalhousie fait face à une accusation en vertu de la Loi sur l’assainissement de l’eau du Nouveau-Brunswick, une accusation en lien avec un déversement d’eaux usées qui s’est produit à l’été 2018.

La province accuse l’administration de la ville restigouchoise d’avoir déversé dans la baie des eaux non traitées suivant la mise en arrêt temporaire de sa station de pompage. Cette situation est survenue entre le 8 et le 11 août 2018, tout juste après un épisode de pluie torrentielle. Les eaux d’égout se seraient alors momentanément mélangées aux eaux pluviales prenant la direction de la baie.

Quelques jours après cet incident, des plages environnantes ont été interdites à la baignade en raison de la découverte de la présence de bactéries dans l’eau.

L’affaire se transporte maintenant du côté des tribunaux alors qu’une accusation en bon et due forme a été déposée contre la Ville, lundi, au Palais de justice de Campbellton. Parlant au nom de la Ville, l’avocat Rod Duguay a plaidé non coupable. Le dossier a du coup été renvoyé en procès. Celui-ci aura lieu le 1er avril prochain.

Contacté à ce sujet, le directeur général de la Ville, Gilles Legacy, soutient que la Ville n’a pas sciemment déversé des eaux usées dans la baie, mais qu’il est possible que l’arrêt des pompes ait pu faire en sorte qu’une certaine quantité s’y retrouve.

L’arrêt est survenu après un important épisode de pluie et aurait duré moins de dix heures, soit le temps que les niveaux d’eau reviennent à la normale.

«La fermeture de notre pompe était une mesure préventive puisqu’elle ne suffisait plus à la demande. Nous risquions de la perdre et si c’était arrivé, nous aurions été dans un pétrin beaucoup plus grave. Nous aurions pu nous retrouver plusieurs jours sans pompe au lieu de quelques heures», estime ce dernier, affirmant au passage avoir suivi la même procédure que par le passé.

«Ce n’est pas la première fois que l’on doit effectuer des mesures semblables, et chaque fois on se doit d’aviser la province. Et nous l’avons fait dans ce cas-ci, on a suivi la même procédure qu’à l’habitude», indique M. Lagacy, comprenant mal la raison de l’accusation.

Selon lui, il se peut fort bien que cette mesure ait un lien avec la fermeture des plages les jours suivants.

«Mais c’est pratiquement impossible que ce soit nous uniquement qui soyons responsables de cela, les quantités déversées étaient trop minimes. Car ce ne sont pas toutes les eaux usées de la Ville qui se sont retrouvées dans la baie. De plus, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu beaucoup d’eau à ce moment, les sources de pollutions peuvent être multiples, de ce côté-ci de la baie comme de l’autre», assure M. Legacy.

Si elle perd sa cause, la Ville pourrait être mise à l’amende.