Salle de spectacles: Tracadie prête au compromis

Le vent tourne à Tracadie. Le conseil municipal est maintenant prêt à faire des concessions afin de s’assurer que la nouvelle salle de spectacles J.-Armand-Lavoie ouvre prochainement.

L’ouverture officielle de cette salle de 520 places construite au coût de 6 millions $ est prévue le 21 septembre avec un spectacle mettant en vedette Wilfred LeBouthillier.

Il y a seulement quelques jours, les premiers spectacles étaient menacés de fermeture. La Municipalité régionale de Tracadie demandait à la Société culturelle des Tracadilles de lui rembourser d’ici au 13 septembre une partie ou la totalité d’un prêt de 800 000$ visant à acheter de l’équipement adéquat pour la salle.

Quelques jours auparavant, les élus de la MRT avaient rejeté en réunion extraordinaire une proposition de remboursement offert par la Société culturelle des Tracadilles et ont voté à l’unanimité une résolution exigeant l’arrêt de tout effort de marketing et de publicité (vente de billets, location de salle, engagement actuel et futur) de sa part.

De son côté, la directrice générale de la SCT, Vanessa Haché Breau, a soutenu qu’un chèque de 122 000$ a été envoyé à la Ville en août, à sa demande, et que l’organisme est prêt à rembourser une grande partie de la somme manquante avant le 13 septembre.

L’ambiance entre les deux partis a depuis changé.

«Il y a eu une rencontre vendredi dernier. On s’est entendu que ce serait inadmissible que la salle de spectacles, un projet d’environ 6 millions $, ne soit pas fonctionnelle et qu’on n’ait pas la chance d’accueillir des spectacles», dit Denis Losier.

Le conseil est prêt à se retrousser les manches pour s’assurer que le projet va de l’avant. Les différents partenaires impliqués dans le projet veulent déployer tous les moyens pour que la salle ouvre à temps. Les élus doivent notamment se rencontrer mercredi pour une session de travail à huis clos.

«On veut regarder, au niveau financier, pour voir ce qui serait approprié et moins dommageable pour la municipalité. Ce qu’on veut éviter, c’est un déficit et des augmentations de taxes causées par cette situation. Ce qu’on va probablement faire, c’est de mettre en suspens un ou deux projets pour nous donner plus de flexibilité. Ces projets pourraient simplement voir le jour l’été prochain.»

Contactée par l’Acadie Nouvelle, Vanessa Haché Breau, ne souhaitait pas ajouter de commentaires. La directrice de la SCT a simplement souligné qu’il y a bel et bien récemment eu une «très bonne rencontre» et que des solutions ont été proposées par tous.