Maladies cardiovasculaires: de nouveaux services dans Kent

Quand Robert Gould a appris qu’il avait des problèmes cardiaques, il a tout arrêté. Ennuyé par des problèmes de respiration et un battement de coeur rapide, il ne voulait pas jouer avec le feu.

«J’ai eu des épisodes où j’avais de la difficulté à respirer. Après des tests, j’ai appris que 40% de mes artères étaient bloquées. Je n’osais plus rien faire.»

Trois ans plus tard, il fait un peu d’exercice deux fois par semaine au centre de réhabilitation de Coeur en santé, au Centre J.K. Irving, à Bouctouche.

Le nouveau centre, qui a ouvert ses portes le 26 août, offre des services de réhabilitation pour les personnes qui ont des problèmes cardiovasculaires et pulmonaires. Les patients du centre s’activent sur des tapis roulants et des vélos stationnaires sous l’oeil avisé d’infirmières et d’une kinésiologue.

Le Réseau de santé Vitalité y offre aussi, au besoin, des séances de groupe avec une diététiste ou un psychologue.

Avec cette supervision médicale, Robert Gould n’hésite plus à bouger.

«Je me sens bien avec ça, ça donne la confiance de faire de l’exercice. Avant ça, j’avais peur, je ne voulais pas causer plus de problèmes», dit-il.

Il explique que son épouse a déjà bénéficié des services de Coeur en santé à Bouctouche, alors que l’organisme menait un projet de recherche en collaboration avec l’Université de Moncton. Ce projet étant maintenant terminé, elle attend patiemment d’obtenir les mêmes services dans les nouveaux locaux.

Elle fait partie d’un groupe d’environ 150 personnes qui figurent sur la liste d’attente. Monique Dufour Doiron, gestionnaire régionale du programme, explique qu’une centaine de personnes de la région sont en attente de services de réhabilitation cardiaques, tandis que 50 autres veulent obtenir des services de réadaptation pulmonaire.

Mme Dufour Doiron explique que ce nouveau centre répond à un besoin de taille dans le comté de Kent. La liste d’attente en est la preuve.

«Le projet de recherche n’acceptait pas les patients à haut risque ni les patients qui étaient en prévention primaire, donc qui n’avaient pas encore la maladie. Quand le projet de recherche s’est terminé, la communauté a fait une campagne de financement pour tenter de garder ça sur pied, parce qu’il y avait un besoin important», explique-t-elle en entrevue.

«On voulait monter un programme qui offrait tous les services nécessaires, comme partout ailleurs dans la province.»

Ce programme, la région l’a finalement obtenu à l’aide des efforts d’un organisme communautaire. Le comité Coeur en mouvement, présidé par la conseillère de Bouctouche Pauline Hébert, a déboursé environ 150 000 $ pour que le Réseau accepte d’y fournir ces services.

La conseillère a constaté que la région avait besoin de tels services lorsque le projet de recherche sur la santé cardiaque s’est terminé en 2018.

«Les gens venaient, parce qu’il y en avait beaucoup qui étaient envoyés au programme Coeur en santé à Moncton mais qui ne pouvaient pas y aller à cause de leur âge. On voyait vraiment que c’était important que les gens de notre communauté aient ces services-là.»

Le comité a mené plusieurs collectes de fonds ainsi qu’une chasse à l’as afin d’atteindre son objectif.

Au total, il aura fallu des investissement de 300 000$ pour établir ces nouveaux bureaux, qui sont le résultat d’une collaboration entre le Réseau de santé Vitalité, le groupe local Coeur en mouvement et le service de réadaptation pulmonaire du CHU Dr.-Georges-L.-Dumont.