Propriétaires d’un verger un peu par hasard

Il n’est pas toujours évident de se lancer en agriculture, surtout lorsqu’on ne vient pas d’un milieu agricole. Pourtant, depuis trois ans, Mathieu Benoît, son père Jean-Charles et le reste de la famille Benoît sont les fiers propriétaires du Verger Haut Tilley Road.

Toute la famille Benoît, originaire de l’ancienne Ville de Tracadie-Sheila, met la main à la pâte pour faire rouler l’entreprise familiale. Mathieu, âgé de 19 ans, poursuit actuellement ses études au Cégep de Victoriaville, au Québec, en production fruitière et légumière biologique.

Sa sœur Joanie s’occupe du marketing et des relations publiques.

«Nous n’étions pas dans l’agriculture auparavant. Nous sommes quatre enfants dans la famille. Mon plus jeune frère étudie dans le domaine à Victoriaville. Depuis ce temps, il est devenu un passionné», explique Joanie Benoît.

La famille Benoît s’est lancée en affaires un peu par hasard. Il y a quelques années, le Verger Haut Tilley Road était à vendre.

«Mes parents ont vu l’opportunité de se lancer dans un nouveau domaine. Finalement, ils ont décidé de l’acheter et de se lancer dans le vide. Nous n’avions pas d’expérience en agriculture en tant que telle, mais mon grand-père a beaucoup d’expérience. Il a toujours fait des jardins et il a beaucoup appris à faire lui-même.»

Au cours des dernières, la famille Benoît a pu demander des conseils auprès de l’ancien propriétaire, qui habite toujours dans une maison à proximité. Ils reçoivent aussi un appui moral d’agriculteurs ailleurs au Nouveau-Brunswick.

«Nous avons eu la chance de rencontrer des gens qui ont des vergers. Ils sont devenus de bons amis et ils nous donnent de bons conseils. Quand on est bien entouré, ça va toujours mieux. C’est mieux d’être entouré que d’être seul.»

Outre une quinzaine de variétés de pommes, au Verger Haut Tilley Road, on y cultive aussi des fraises, des framboises, des prunes, des poires, des bleuets sauvages, des concombres, des carottes, des citrouilles et d’autres fruits et légumes.

Le Verger Haut Tilley Road. – Gracieuseté

Défis

Comme toutes les entreprises agricoles, le succès du Verger Haut Tilley Road dépend grandement de la météo. Par exemple, la Péninsule acadienne a déjà connu ses premiers gels.

«Évidemment, c’est quelque chose qui peut nous freiner ou nous faire avancer plus rapidement. Dernièrement, il y a eu du gel. Ç’a affecté notre production légumière et fruitière. Il a fallu abrier nos sillons pour s’assurer que ça ne gèle pas.»

Les pommiers dépendent aussi grandement de la pollinisation des abeilles. Une bonne pollinisation favorise une bonne récolte. Cependant, pour différentes raisons, la population d’abeilles est en déclin dans le monde entier. Les propriétaires sont ainsi contraints de faire venir des abeilles d’élevage de l’extérieur pour cette étape cruciale.

«Veut, veut pas, c’est quand même un défi pour nous.»

L’entreprise n’est pas certifiée biologique, mais les propriétaires évitent l’usage de pesticides et tentent de mettre en pratique plusieurs principes de la culture biologique.

«C’est important pour nous. On veut offrir des produits de qualité. Sans pesticides c’est meilleur pour tous, l’environnement et la santé.»

Des projets sont prévus en 2020 pour améliorer le sort de la production. Une grande serre sera construite pour protéger les cultures des intempéries et pour favoriser leur croissance dans un milieu contrôlé.

Activités samedi et dimanche

Plusieurs activités familiales auront lieu samedi et dimanche au Verger Haut Tilley Road. Samedi après-midi à 14h, les musiciens traditionnels Robert Lavoie et Roland Robichaud présenteront un spectacle de violon. Une épluchette de blé d’Inde aura lieu en même temps.

Dimanche, un barbecue et un spectacle de magie avec Allard Robichaud seront organisés sur le site du verger. L’événement commence à 11h et prend fin vers 14h.