Centre pour jeunes: les élus du Restigouche toujours à la recherche de réponses

La Commission de services régionaux du Restigouche désire une rencontre avec le ministre de la Santé afin de connaître, une fois pour toutes, les intentions du gouvernement à l’endroit du Centre d’excellence pour jeunes en santé mentale.

«On veut faire taire les rumeurs et aller directement à la source.»

Tout comme ses confrères autour de la table de la CSR-Restigouche, le président de l’organisation, Denis Savoie, veut avoir l’heure juste dans ce dossier. Il se dit préoccupé du fait qu’aucune décision n’a encore été prise concernant l’avenir du centre pour jeunes. Pendant ce temps, nombre de rumeurs circulent dans la communauté.

«Le silence (du ministère) dans ce dossier n’est pas rassurant», avoue M. Savoie.

À la suite de sa rencontre publique du mois d’août, la commission avait fait parvenir une requête au ministre de la Santé, Ted Flemming, l’enjoignant à venir leur indiquer qu’elles étaient ses intentions dans ce dossier. Mais le ministre a décliné l’invitation.

Dans une correspondance avec la directrice générale de la commission, les représentants du ministre ont évoqué un horaire trop chargé pour se déplacer au Restigouche et y rencontrer les élus à propos de ce dossier.

Cette réponse est loin de satisfaire les membres de la CSR-Restigouche, si bien qu’ils sont revenus à la charge jeudi soir. Dans une résolution votée à l’unanimité, ils ont réitéré le souhait qu’une rencontre soit organisée avec le ministre, qu’elle ait lieu ici ou à Fredericton.

«S’il faut que l’on se déplace, on le fera. Le dossier est trop important pour que l’on abandonne l’idée de la rencontre simplement parce qu’il ne peut venir ici», précise le président de la commission.

Rapport de l’ombud Charles Murray

Initialement, le centre d’excellence était destiné à accueillir une douzaine de jeunes aux prises avec des problèmes sévères en santé mentale.

Mais à la suite du rapport de l’ombud Charles Murray, déposé en début d’année, en lien avec le Centre hospitalier Restigouche, l’avenir du centre pour jeunes à Campbellton est devenu plus incertain.

Très critique envers le CHR, notamment en raison d’incidents et de manque de personnel, il allait même jusqu’à suggérer un autre endroit pour le futur centre jeunesse.

Si le ministère n’a pas encore rendu sa décision, il y a consensus sur un point, soit que le centre (toujours en construction) ne sera pas démoli.

Les membres de la CSR-Restigouche ignorent par contre encore avec certitude ce qu’on y retrouvera à l’intérieur de cette coquille de 15 millions $ et c’est justement ce qui inquiète.

«On sait que l’intégrité du bâtiment n’est pas menacée, mais qu’en est-il des services qui y seront offerts? Certains ont avancé l’idée qu’on pourrait se servir de la bâtisse comme centre de réhabilitation, y offrir des services destinés aux personnes âgées ou même d’autres sortes de soins. Mais nous, ce que l’on dit – et c’est exactement la même chose que le Réseau de santé Vitalité –, c’est que ce bâtiment doit servir pour sa mission première et être un centre de traitements pour jeunes en difficultés en santé mentale. Si on juge que les autres services sont également nécessaires dans la région, alors qu’on les implante, mais ce sera en surplus du centre pour jeunes», dit M. Savoie.