Vapotage: les libéraux réclament des initiatives provinciales

Le porte-parole libéral en matière de santé, Jean-Claude D’Amours, reproche au ministre de la santé provincial de ne pas s’être exprimé sur le vapotage. Il a publié un communiqué à la suite des centaines de maladies pulmonaires et des quelques morts liés à cette pratique, recensés en Ontario et aux États-Unis.

«Ted Flemming pourrait faire des démarches et les expliquer, a déclaré le député d’Edmundston-Madawaska Centre. Je lui demande d’aller de l’avant. On n’est pas obligé d’attendre une situation déplorable pour agir.»

La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, a pourtant demandé en août aux docteurs de la province d’identifier tous les cas de maladies respiratoires qui n’ont pas d’autres explications que le vapotage afin d’en avertir le ministère de la Santé.

«La médecin en chef ne va pas préparer une loi, a remarqué M. D’Amours. Cette responsabilité revient au ministre.»

Le député libéral ne veut pas que le dossier du vapotage soit une exclusivité du gouvernement fédéral. La ministre de la Santé du Canada sortante, Ginette Petitpas Taylor, envisage néanmoins de renforcer la réglementation du pays concernant la cigarette électronique. Son but est d’en préserver les mineurs.

«Nous avons commencé une consultation cette année, a-t-elle assuré le 25 septembre. C’est un problème que je prends très au sérieux.»
Mme Petitpas Taylor ne pense toutefois pas interdire la cigarette électronique. Elle préfère miser sur la prévention de la population et la réglementation des pratiques.

La ministre Petitpas Taylor a également proposé en avril de limiter les saveurs disponibles et le taux de nicotine des produits de vapotage, ainsi que de s’attaquer à leur vente en ligne.

La France encadre déjà le taux de nicotine des produits de vapotage qui ne doit pas dépasser 20mg/ml sur son territoire.

Au Canada et aux États-Unis, ces taux peuvent dépasser 50mg/ml, dans le cas des appareils JUUL. La nicotine est une substance très addictive.

L’Inde a banni la cigarette électronique. La Ville de San Francisco en a interdit la vente. Par ailleurs, les États du Michigan et de New York ont proscrit la commercialisation de produits de vapotage aromatisés.