Protection des océans: des candidats conservateurs et libéraux du N.-B. s’opposent

Un candidat du Parti conservateur met en garde la population du Nouveau-Brunswick contre une promesse du Parti libéral concernant la protection des océans.

Le Parti libéral du Canada veut protéger 25% des terres et 25% des océans du pays d’ici 2025. En 2030, les libéraux espèrent faire passer cette proportion à 30%.

«Les efforts que nous déploierons seront fondés sur la science, les connaissances autochtones et les perspectives locales», peut-on lire dans la plateforme électorale du parti de Justin Trudeau.

Selon le candidat conservateur dans Beauséjour, Vincent Cormier, cette promesse est une «attaque directe contre les pêcheurs» du Nouveau-Brunswick parce qu’elle équivaut à «fermer l’accès à 25% des océans».

Le candidat libéral et député sortant d’Acadie-Bathurst, Serge Cormier, nie catégoriquement les accusations du candidat conservateur.

«C’est faux et c’est même absurde de penser qu’on va fermer la pêche au Nouveau-Brunswick. Le Parti libéral ne fermerait jamais la pêche dans nos communautés côtières», dit-il.

D’après Serge Cormier, les objectifs de conservation du Parti libéral en matière de territoire océanique concernent surtout l’Arctique et le Grand Nord et non les zones côtières du Nouveau-Brunswick.

«Dans l’Arctique par exemple, il y a beaucoup de ressources naturelles. On ne voudrait pas que des pays comme la Russie viennent s’approprier ces ressources-là.»

Le Parti libéral s’engage aussi dans sa plateforme à préserver la santé des océans qui sont l’habitat naturel des «stocks de poissons qui alimentent la pêche commerciale».

Le conservateur Vincent Cormier en veut aux libéraux de ne pas avoir précisé dans leur plateforme les zones qui feront partie du 25% des océans protégés.

«Le secteur des pêches est très inquiet, autant les pêcheurs que les usines et les gens qui y travaillent», avance-t-il.

Le candidat du Parti conservateur accuse aussi les libéraux d’avoir fermé des zones de pêches dans le golfe du Saint-Laurent durant la crise des baleines noires de l’Atlantique Nord sans avoir d’abord consulté les pêcheurs.

Serge Cormier affirme plutôt que le gouvernement libéral a travaillé avec les pêcheurs pour qu’ils puissent continuer leurs activités tout en protégeant les baleines.

«Ça serait une grave erreur de ne pas protéger les baleines noires parce que c’est une espèce en voie de disparition.»

«Les pêcheurs sont conscients qu’on doit protéger les baleines parce que sinon on pourrait perdre l’accès au marché des États-Unis où l’on exporte 60% de notre crabe et presque 90% de notre homard.»

À ce jour, 13,81% des zones marines et côtières du pays sont protégées, selon Pêches et Océan Canada.