Pont de Beaubassin: plus de questions que de réponses

Un peu plus d’une semaine après la fermeture du pont de la rivière Kouchibouguac No 1 entre Beaubassin et Cap-Pelé, le ministère des Transports ne révèle toujours que peu de détails sur la situation.

Le 20 septembre, le ministère avait fermé le pont – qui relie Beaubassin à Cap-Pelé – après une inspection, mais n’avait pas identifié la cause exacte de la fermeture.

La porte-parole du ministère des Transports et de l’Infrastructure, Jeremy Trevors, n’avait aucun nouveau détail à fournir lundi.

Pour l’instant, impossible de savoir quelle est la prochaine étape.

Le manque d’informations disponibles froisse des commerçants et des élus, dont plusieurs se sont rencontrés pour discuter de la situation lundi.

«On n’est pas impatients, mais on aimerait savoir ce qui se passe», dit le maire de Cap-Pelé, Serge Léger.

Il souligne que le détour de 10 à 15 minutes occasionné par la fermeture du pont peut augmenter les temps de réponse des services d’urgence.

«On essaie de rencontrer le ministère des transports parce qu’on ne connaît pas leurs intentions. Ils ont dit qu’on pourrait avoir des réponses dans trois semaines, mais on aimerait que ça bouge encore plus vite.»

Il se demande aussi si le ministère a l’intention d’installer un pont temporaire en attendant que les travaux soient complétés.

Selon le maire, quelques automobilistes empruntent des routes de campagne et sortent du chemin pour rejoindre l’autoroute 15 sans passer par l’entrée normale.

Cela leur épargne peut-être quelques minutes de route, mais ça peut aussi être dangereux, signale Serge Léger.

Ronnie Duguay, maire de la communauté rurale de Beaubassin-Est, était aussi de la partie.

«Il n’y a pas grand chose qu’on peut faire, mais c’est mal commode pour tout le monde et pour les commerces aussi.»

Les élus ont convenu d’envoyer une lettre au ministère des Transports et de l’Infrastructure afin de demander des précisions.

Christine Duguay, de Cap-Pelé, est propriétaire du dépanneur Esso situé près du pont fermé.

Au cours de ses 26 années de travail à ce dépanneur, elle a remarqué qu’elle s’attire normalement beaucoup de commerce de la part des automobilistes qui longent la côte. Depuis vendredi dernier, son commerce n’en mène pas large.

«Je vois déjà la différence, ça a un gros impact», dit-elle.

Elle estime aussi que d’autres entreprises à Cap-Pelé en feront les frais.

«Qu’on le veuille ou non, il y a moins de monde qui vont passer à travers le village.»

Elle s’explique mal ce qui arrivera à son commerce si la fermeture devait durer des mois, voire des années.