Promotion de la nourriture santé dans les écoles: ça fonctionne!

Dre Mary McKenna, professeure à la faculté de kinésiologie de l’Université du Nouveau-Brunswick, croit que l’alimentation saine se doit d’être promue dans les écoles. Alors que 30% des enfants de la province souffrent d’embonpoint, il faut mettre de l’avant un environnement alimentaire positif à l’école, selon elle.

Dre McKenna avait visité en 2015 sept écoles modèles sur le plan de leurs pratiques alimentaires. Ces établissements scolaires choisis par la Société Médicale du Nouveau-Brunswick sont devenus les sujets d’étude du professeure.

Elle avait par la suite participé à l’élaboration du Guide des écoles du Nouveau-Brunswick où bien manger de la Société médicale. Celui-ci présentait les initiatives originales de ces écoles pour inciter les élèves à bien s’alimenter et surtout d’y prendre plaisir.

Récemment, Dre McKenna est retournée dans ces écoles modèles pour vérifier si les bonnes habitudes étaient toujours au menu. Il s’avère qu’ils ont conservé leurs méthodes pour stimuler l’envie de bien manger chez les enfants.

Elle a ramené ses observations au colloque annuel sur l’obésité infantile, qui a pour thème Promotion du poids santé chez les enfants.

La nourriture offerte dans les écoles serait influencée par des facteurs sociaux, économiques et culturels. Sans être partie intégrante du cursus des jeunes, l’alimentation devrait faire partie de l’éducation, voire de la culture scolaire.

«Nous avons besoin d’éduquer les enfants sur la nourriture dans les écoles. S’ils mangent de la mauvaise nourriture, c’est de la mauvaise éducation», lance-t-elle.

Parmi les écoles visitées, on compte l’école communautaire de Cambridge-Narrows, l’école de la Première Nation d’Eel Ground et l’école Marguerite-Bourgeoys.

Durant la présentation, Dre McKenna a expliqué que celles-ci ont diverses méthodes qui les distinguent sur le plan de la promotion des saines habitudes de vie.

Des ateliers de cuisine santé et la création d’un jardin communautaire à l’école sont des exemples d’activités visant à inculquer la saine alimentation auprès des élèves.

Une des façons pour promouvoir la nourriture santé est de la rendre attirante et plaisante, selon Dr McKenna. Par exemple, congeler un frappé aux fruits pour lui donner l’apparence d’un sorbet.

Le but de cette démarche était entre autres de démontrer que la malbouffe n’a pas sa place dans les établissements scolaires. Il faut rendre la nourriture santé accessible, d’après les dires de la spécialiste.

«Si la malbouffe est absente à l’école, les jeunes n’en prendront pas. Mais si la cafétéria en sert, devinez qu’est-ce qui va arriver», interroge-t-elle l’auditoire de la salle.

L’alimentation saine des enfants ne doit toutefois pas être seulement mise sur le dos de l’école, ajoute-t-elle.

«Je pense que les familles doivent essayer de faire les bons choix, mais ça peut commencer à l’école.»