Vers la création d’un Secrétariat aux langues officielles?

Le commissaire aux langues officielles par intérim du Nouveau-Brunswick recommande la création d’un Secrétariat aux langues officielles pour assurer le respect de la loi au sein du gouvernement.

Selon Michel Carrier, la province doit se donner davantage de moyens et de ressources pour relever les nombreux défis qui persistent en matière de langues officielles.

«Comment expliquer que la seule province officiellement bilingue du pays n’ait pas un organisme gouvernemental spécifique doté des pouvoirs et ressources nécessaires pour assurer le respect des obligations contenus dans la Charte et la Loi sur les langues officielles?», indique-t-il.

M. Carrier a présenté vendredi son rapport annuel 2018-2019 devant un comité de députés à l’Assemblée législative.

Le commissaire rappelle dans son rapport que sa prédecesseure avait conclu l’an dernier que le gouvernement provincial éprouvait de «grandes difficultés» à mettre en oeuvre son plan d’application de la Loi sur les langues officielles.

«La vitalité de la langue française est fragile, la prestation de services bilingues dans certains hôpitaux n’est pas assurée, nos deux communautés linguistiques ne profitent pas d’une manière égale de l’immigration, l’anglais est la langue de travail privilégiée dans la fonction publique, et il faut accroître les possibilités pour les gens d’apprendre l’autre langue officielle», confie Michel Carrier.

Vieillir dans sa langue

Les mesures adoptées par le ministère du Développement social pour assurer que les aînés puissent vieillir dans leur langue dans les foyers de soins de la province sont «nettement insuffisantes», selon le commissaire.

M. Carrier propose dans son rapport que la province se dote d’une stratégie pour répondre aux besoins des deux communautés linguistiques en matière de foyers de soins.

Il suggère au ministère de former les inspecteurs afin qu’ils soient en mesure d’effectuer des vérifications de la prestation de services dans la langue de choix des résidents.

M. Carrier insiste aussi sur l’importance de créer des «milieux de vie anglophone et francophone» au sein des foyers bilingues.