Moncton veut attirer plus d’immigrants francophones

Le conseil municipal de la Moncton a accepté la stratégie d’immigration du Grand Moncton 2020-2024 à l’hôtel de ville, lundi. Le plan: inscrire Moncton au palmarès national des meilleures villes où immigrer. Attirer des immigrants de langue française fait partie des objectifs afin de conserver le ratio de 33% de francophones dans la province.

Aldéa Landry et David Campbell des firmes de consultation Landal inc. et Jupia Consultants Inc. ont présenté une mise à jour de la Stratégie d’immigration du Grand Moncton pour 2020-2024. Il s’agit d’une mise à jour du même projet qui couvrait la période 2014-2018.

«On veut que Moncton soit un des endroits les plus attrayants et les plus inclusifs pour les nouveaux arrivants»,  a souligné Mme Landry devant les conseillers municipaux.

Un des objectifs de la stratégie est de maintenir une population de 33% de francophones dans la province. Pour y arriver, les consultants veulent entre autres, rendre la région séduisante chez les étudiants internationaux.

«À l’Université de Moncton et au CCNB, on a énormément d’étudiants qui proviennent des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie», a souligné Mme Landry.

Le conseiller Blair Lawrence a demandé aux consultants s’ils avaient bon espoir que les universités encouragent l’intégration des immigrants dans la ville.

Ces établissements ont besoin de plus d’étudiants internationaux afin de remplir leur siège, leur mission et leur vocation, a répondu Mme Landry.

«Je pense que ça va beaucoup aider à maintenir notre équilibre linguistique de 33%», lance-t-elle.

Un autre objectif du projet est d’attirer les compétences pour renforcer la main-d’œuvre, où un besoin criant se fait sentir dans l’industrie des services.

«Ce n’est pas seulement des gens avec des diplômes dont nous avons besoin, mais des gens de l’industrie des services.»

La Stratégie vise aussi à enraciner les immigrants dans le Grand Moncton et ainsi éviter que la région ne soit qu’un tremplin vers les villes telles Montréal ou Toronto. L’objectif de rétention des immigrants est fixé à 75%. Mme Landry affirme que le taux actuel est de 85%.

La stratégie a aussi pour but de promouvoir le Grand Moncton à l’échelle internationale. Elle veut en faire une destination pour les études, pour faire avancer sa carrière ou pour faire des affaires.

«Les petites et moyennes entreprises ne sont pas toujours enclines à engager des gens qui ont des études d’autres pays, mais si leur éducation a été faite ici, les employeurs voudront davantage les embaucher», a expliqué David Campbell.

Plus de 60 différents organismes et 600 personnes de l’ensemble de la région et d’ailleurs ont participé à l’étude. Les consultants ont aussi collaboré avec Dieppe et Riverview pour développer une nouvelle stratégie d’immigration.