Entente à l’amiable après une tragédie à un passage à niveau de Moncton

Les parents d’un jeune handicapé en fauteuil roulant qui a été percuté à mort par un train du Canadien National (CN) à un passage à niveau de Moncton en juillet 2016 ont conclu une entente à l’amiable.

Après la tragédie qui a coûté la vie à Steven Harel, qui était âgé de 29 ans, ses parents, Diane et Yvon Harel, avaient lancé devant Cour du Banc de la Reine des poursuites contre le CN, la Ville de Moncton, un manufacturier de fauteuils roulants et un fournisseur d’équipements médicaux.

Les parents avaient affirmé que les autorités municipales et ferroviaires avaient manqué à leur devoir d’inspecter, d’entretenir et de réparer les voies ferrées et les passages à niveau. Ils leur ont aussi reproché de ne pas avoir facilité des transports publics sécuritaires et prévenu des accidents, particulièrement ceux impliquant des fauteuils roulants.

Quant aux fournisseurs privés, on leur avait reproché d’avoir fourni à Steven Harel un équipement déraisonnablement dangereux en raison d’un défaut de fabrication.

Les parents ont affirmé que Steven Harel faisait usage de son fauteuil roulant électrique de façon prudente et sécuritaire lorsqu’il s’est coincé dans la voie ferrée et qu’il est resté immobilisé à l’approche du train.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a signalé que depuis l’accident qui a coûté la vie à Steven Harel, le CN a effectué plusieurs réparations au passage à niveau de la rue Robinson et que la Ville de Moncton a commencé à élaborer ses propres normes pour les passages à niveau. Le BST a aussi proposé que des améliorations soient apportées à la sécurité aux passages à niveau partout au Canada.

En annonçant la conclusion d’une entente à l’amiable, Diane et Yvon Harel ont fait savoir qu’ils étaient satisfaits des améliorations apportées jusqu’ici aux passages à niveau à Moncton et dans d’autres communautés. Ils ont toutefois admis qu’ils étaient encore dévastés par la perte de leur fils.