Pas de patinoire cet hiver à Grande-Anse

Il n’y aura pas de patinoire cet hiver au centre Edmond E. Landry de Grande-Anse. Le village a décidé de prendre une pause d’une année. Il ne pouvait pas se permettre de payer des investissements majeurs pour remplacer la surfaceuse et rénover le bâtiment.

Dans un communiqué conjoint avec la Ville de Caraquet (qui en est le principal gestionnaire depuis deux ans), il est mentionné que «des circonstances récentes engendrant des investissements non prévus ont été rencontrées et la contribution de la municipalité doit être réévaluée».

La surfaceuse datant de 1984 est tombée en panne et il s’avère impossible de réparer son moteur à essence, étant donné son ancienneté et sa technologie désuète, ajoute-t-on.

Plusieurs changements ont également été demandés par Travail sécuritaire NB afin d’améliorer la sécurité de l’aréna.

Les deux municipalités indiquent qu’elles se rencontreront sous peu afin d’évaluer les prochaines actions à prendre dans ce dossier.

«Nous prendrons cette période afin de déterminer quelle sera la solution à long terme pour répondre aux besoins de la population de notre région», a commenté le maire de Caraquet, Kevin J. Haché. La ville travaille en parallèle sur un projet de Centre régional des générations, un complexe multifonctionnel d’une valeur de 15 millions $.

Toutes les avenues seront examinées pour trouver les fonds nécessaires aux rénovations du centre Edmond E. Landry, promet le maire de Grande-Anse, Gilles Thériault. Des demandes de financement seront envoyées aux gouvernements, soutient-il.

«Le centre Edmond E. Landry, en opération depuis 1984, a été offert aux résidents non seulement de Grande-Anse, mais également aux résidents du Grand Caraquet, sans aucune contribution financière des communautés environnantes à l’exception des cinq dernières années en raison d’une entente conclue avec la Ville de Caraquet», a avisé M. Thériault

Il rappelle que 95% des utilisateurs du centre viennent de l’extérieur du village, dont le budget ne lui permet plus d’offrir seul ce service récréatif aux résidents du Grand Caraquet.  Il ajoute qu’en 2018, malgré des efforts soutenus avec la Ville de Caraquet, les contribuables de Grande-Anse ont payé 23 465$ pour le maintien de l’aréna. Le village fait déjà plus que sa part pour maintenir l’infrastructure opérationnel, juge-t-il.

«Je n’augmenterai pas les taxes des citoyens de Grande-Anse pour offrir le service de sports sur glace aux utilisateurs de la région du Grand Caraquet», a expliqué le maire Thériault, qui se dit prêt à collaborer avec les communautés voisines afin d’établir une formule de financement «équitable» pour la gestion de l’aréna.

Une seule patinoire dans le Grand Caraquet

La région du Grand Caraquet se retrouvera donc avec une seule surface glacée en 2019-2020 afin d’accommoder non seulement les activités de hockey compétitif et récréatif, mais aussi celles de la ringuette, du patinage artistique et du patinage de vitesse.

Caraquet s’occupe d’une grande partie de la gestion du centre Edmond E. Landry depuis 2017. À ce moment, Grande-Anse désirait transformer l’édifice en centre de mieux-être, mais la pression des amateurs de hockey récréatif avait réussi à renverser la vapeur.

Caraquet paie les factures d’électricité et de téléphone, en plus d’être responsable de l’entretien lié à l’usure normale des équipements de refroidissement et de certains coûts d’assurance.

Grande-Anse conservait des frais sur diverses assurances (bâtiment, responsabilité et équipement de refroidissement) et sur le déblaiement de la neige.

Tout dommage dont les coûts de réparation étaient supérieurs à 3000$ devait faire l’objet de négociation entre les deux municipalités.

Cette entente doit prendre fin au printemps 2020.

Le Colisée Léopold-Foulem de Caraquet assure déjà plus de 60 heures de location de glace par semaine, alors que la moyenne provinciale est d’environ 42 heures. L’option de Grande-Anse permettait à des groupes d’obtenir du temps de glace de qualité.

Auparavant, Caraquet avait aidé le village dans les frais de gestion, avec une contribution de 25 000$ par année de 2014 à 2016.

En 2010, le remplacement de l’équipement de refroidissement de la patinoire avait nécessité une dépense de 250 000$.