Élections 2019: des travailleurs saisonniers de la Péninsule descendent dans la rue

Les travailleurs saisonniers de la Péninsule acadienne entendent profiter de la campagne électorale pour faire valoir leurs revendications en organisant trois marches dans la Péninsule acadienne avant la tenue du scrutin.

Les marches, organisées par le groupe Aide et soutien aux travailleuses et aux travailleurs des secteurs saisonniers (ASTS) auront lieu le 11 octobre à Shippagan (centre d’achat Le Carrefour), le 12 octobre à Caraquet (Place Caraquet) et le 19 octobre à Tracadie (Le Rond Point) à 13h30.

«Le principal but est de rappeler à nos aspirants politiciens qu’une réforme en profondeur du système de l’assurance chômage est cruciale, surtout pour l’économie de nos régions qui, comme vous le savez, repose principalement sur le travail saisonnier», peut-on lire dans un communiqué envoyé aux médias.

En plus de lancer une invitation au public, aux entrepreneurs et aux chambres de commerce, les membres d’ASTS espèrent que les candidats aux élections fédérales en profiteront pour annoncer leurs engagements en matière d’assurance-emploi.

ASTS s’est notamment allié avec le Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses, qui réclame une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi afin de mieux répondre aux besoins des travailleurs.

Parmi les principales revendications figure la mise en place d’un critère unique d’admissibilité. Pour les travailleurs «ordinaires», il s’agirait de travailler un minimum de 525 heures lors d’une période de référence pour obtenir un maximum de 35 semaines de prestations.

On propose aussi de créer des zones protégées où les industries saisonnières sont plus élevées que la moyenne nationale. Dans ces régions, le critère unique d’admissibilité serait fixé à 420 heures pour toucher à 35 semaines de prestations

La période de prestations serait prolongée à 50 semaines pour les personnes âgées de 50 ans et plus.