Grand Moncton: Ginette Petitpas Taylor conserve facilement son siège

Les électeurs de Moncton-Riverview-Dieppe ont réélu la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, qui briguait un deuxième mandat.

La candidate libérale l’a emporté avec une victoire sans partage, récoltant: 42,9% des votes.

La conservatrice Sylvie Godin-Charest, que plusieurs voyaient comme une menace à la réélection de Mme Petitpas Taylor, a terminé au deuxième rang, avec 23,5% des votes. Claire Kelly, du Parti vert, a pris le troisième rang (18%), devant le néo-démocrate Luke MacLaren (11,9%).

L’ambiance était enflammée au Moncton Press Club alors qu’une centaine de partisans des Rouges ont suivi la soirée électorale à la télévision. Ils ont applaudi avec passion la nette avancée des Libéraux en Atlantique.

De cris d’encouragement ont émané de la salle à mesure que le score de Mme Petitpas Taylor et celui de ses collègues de l’Atlantique ont pris du terrain.

«Je suis tellement touchée de votre support. Merci de m’avoir fait confiance à nouveau», a-t-elle lancé à la foule

Les réactions positives ont explosé quand la victoire de Mme Petitpas Taylor a été confirmée.

Elle se félicite aussi d’avoir mené une campagne propre, sans attaque personnelle.

«Lorsque je suis entrée en politique, je me suis dit que la politique n’allait pas me changer. C’est moi qui allait changer la politique. Aujourd’hui je peux dire que c’est mission accomplie.»

Plusieurs observateurs pensaient que Mme Petitpas Taylor avait une bonne chance d’être réélue.  À part le passage du conservateur Robert Goguen de 2011 à 2015, la circonscription a été une forteresse libérale pendant 23 ans. Mme Petitpas Taylor a été élue avec large majorité (57,78%) à son premier mandat.

La députée a vite gravi les échelons au sein du Parti libéral. Elle est devenue whip adjointe du gouvernement en décembre 2015. Elle a ensuite décroché le poste de secrétaire parlementaire du ministre des Finances en 2017.

En août la même année, elle a été nommée ministre de la Santé.

Durant son mandat, elle s’est penchée sur plusieurs enjeux de santé publique, dont la crise des opioïdes, la création du nouveau Guide alimentaire canadien et la supervision de la légalisation du cannabis.

Avant de faire le grand saut en politique en 2015, la députée a cumulé plus 23 ans d’expérience en tant que travailleuse sociale.

Cette diplômée de l’Université de Moncton a d’ailleurs été coordonnatrice du service aux victimes de la GRC Codiac.

Elle a aussi été présidente du Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick et membre de la Coalition pour l’équité salariale,