Sept candidats déjà déclarés gagnants au Nouveau-Brunswick

Il reste encore quelques heures aux électeurs canadiens pour exercer leur droit de vote. Les bureaux de scrutins sont déjà fermés dans les provinces atlantiques. Ceux du Québec et de l’Ontario sont ouverts jusqu’à 22h30 et ceux de la Colombie-Britannique fermeront à 23h, heure de l’Est.

Après une campagne électorale de 40 jours qui a inclus d’innombrables promesses et de nombreuses attaques personnelles, difficile de prédire quel parti formera le prochain gouvernement fédéral.

Afin de décrocher un mandat majoritaire, un parti doit remporter 170 des 338 circonscriptions du pays.

Pour le moment, le Parti libéral du Canada (PLC) est demeuré fort à Terre-Neuve-et-Labrador en faisant élire les cinq premiers députés de la soirée, mais il a perdu quelques sièges dans les provinces de l’Atlantique, là où il détenait les 32 sièges. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a fait élire son candidat Jack Harris, dans Saint-Jean-Est, à Terre-Neuve-et-Labrador.

À 22 h, les libéraux comptaient déjà 23 élus dans l’est du pays, les conservateurs quatre et les néo-démocrates un.

Au Nouveau-Brunswick, les libéraux avaient remporté des victoires décisives dans Beauséjour (Dominic LeBlanc) et dans Acadie-Bathurst (Serge Cormier). Ils ont aussi conservé les circonscriptions de Madawaska-Restigouche (René Arseneault), Moncton-Riverview-Dieppe (Ginette Petitpas Taylor) et étaient en avance dans Miramichi-Grand Lake (Pat Finnigan) et Saint-Jean-Rothesay (Wayne Long). Les conservateurs l’ont emporté dans Tobique-Mactaquac (Richard Bragdon), Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest (John Williamson) et Fundy Royal (Rob Moore). Le Parti vert semblait sur le point de faire une percée historique en Atlantique, dans Fredericton (Jenica Atwin).

Selon Élections Canada, environ 27,4 millions de personnes ont le droit de voter et, bien que la plupart des électeurs aient attendu jusqu’à lundi pour voter, quelque 4,7 millions de personnes ont profité du vote par anticipation le week-end dernier. Cela représente une augmentation de 29 pour cent par rapport à 2015.

Le taux de participation aux dernières élections avait atteint 68,5 pour cent, soit le niveau le plus élevé depuis 1993.

Une campagne chaudement disputée

Les libéraux de Justin Trudeau et les conservateurs d’Andrew Scheer ont amorcé la campagne électorale au coude à coude dans les sondages d’opinion et, malgré tous leurs efforts, aucun des deux chefs ne semble avoir été en mesure de prendre de l’avance.

M. Trudeau a voté lundi dans la circonscription montréalaise de Papineau après être rentré de la Colombie-Britannique, où il a passé le dernier jour de la campagne électorale.

Le chef libéral, qui est arrivé au pouvoir en 2015 avec la promesse de gouverner différemment, a mené une campagne électorale inégale cette fois-ci, en partie à cause de la controverse entourant le «blackface».

L’affaire SNC-Lavalin a également continué à nuire à M. Trudeau, de même que la déception de certains progressistes face à son refus de réformer le système électoral et à la décision de son gouvernement d’acheter l’oléoduc Trans Mountain.

M. Scheer a voté plus tard à Regina, après avoir passé la journée de dimanche en Colombie-Britannique.

À l’instar de M. Trudeau, le chef conservateur a dû faire face à des défis lors de la campagne électorale. Il a eu des difficultés lors du premier débat en français et a été confronté à des questions pointues concernant sa position sur l’avortement et les changements climatiques.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, passait la soirée électorale dans sa circonscription de Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique. La chef du Parti vert, Elizabeth May, était elle aussi dans sa circonscription, sur l’île de Vancouver.

La Presse canadienne