Brunswick News a gain de cause contre un ancien cadre congédié

Al Hogan, ancien éditeur en chef chez Brunswick News, devra payer 10 375$ à son ancien employeur. Son renvoi en 2015 était justifié, selon la juge.

L’ancien éditeur en chef du journal Times & Transcript poursuivait l’entreprise pour renvoi injustifié et réclamait deux ans de salaire en plus d’une somme tirée de son régime d’épargne-retraite, pour la somme d’environ 236 000$.

Il réclamait également des dédommagements punitifs et des dommages-intérêts.

Al Hogan a été renvoyé dans la tourmente qui a suivi la présence du nom de l’un de ses collègues, le rédacteur adjoint Murray Guy, sur la liste des invités au chalet de pêche Larry’s Gulch.

Lors d’une enquête interne, Al Hogan a modifié des courriels démontrant qu’il avait conseillé à Murray Guy de contacter un employé du gouvernement afin que le nom de ce dernier ne se retrouve plus sur la liste des invités du chalet qui appartient au gouvernement provincial.

Il aurait retiré des informations de cet échange de courriels avant d’ajouter des passages qui dissimulaient sa connaissance de la situation avant de remettre les courriels à un enquêteur indépendant.

L’avocat de M. Hogan, Scott Ellsworth, a tenté de faire valoir que la conduite journalistique de son client était sans reproche et qu’il n’avait pas tenté de dissimuler des informations, mais de «résumer» le contenu des courriels.

Catherine Lahey, avocate de Brunswick News, a soutenu que Al Hogan avait manqué à ses obligations envers la compagnie et que sa tentative de cacher son inconduite lors d’une enquête interne justifiait son renvoi.

Dans son jugement publié le 29 octobre, la juge Denise LeBlanc estime que Al Hogan a agi de manière «trompeuse» envers son employeur lorsqu’il a conseillé à son collègue de contacter le gouvernement pour modifier des documents publics et lors de l’enquête interne qui a suivi.

Elle explique que les ajouts aux courriels, dont les mots «Ton nom est sur la liste. WTF?» ne résument pas les informations, mais représentent un état d’esprit que Al Hogan n’avait pas à l’époque.

«Cette inconduite s’est produite dans des circonstances qui auraient pu nuire à la réputation et à la crédibilité du Times & Transcript et des opérations de Brunswick News Inc», peut-on lire dans le document d’une quarantaine de pages.