Shediac: un secteur inondé en août sera évalué

Un secteur frappé cet été par des inondations lors de pluies torrentielles sera étudié par des ingénieurs à Shediac.

Lorsque de fortes pluies se sont abattues sur le sud-est le 10 août, une poignée de familles de Shediac ont écopé.

La Ville affirme que le système d’égoût a fonctionné correctement, mais que la capacité des infrastructures a simplement été surpassée par la quantité de pluie qui s’est abattue sur la région.

Les résidences de nombreux citoyens de la rue Sébastien ont néanmoins subi des dommages importants d’écoulement d’eau dans leurs sous-sols.

La firme d’ingénierie Crandall étudiera la situation en créant des modèles informatiques du secteur, au coût de 88 500$ plus taxes. L’entreprise pourra alors simuler des pluies intenses et observer le résultat.

«Ce sera une modélisation entière du système d’égout pluvial qui se déverse tout près de l’hôtel de ville», indique Margot Allain Bélanger, directrice des opérations municipales de Shediac.

Ces tests viseront à déterminer si la Ville peut améliorer le système en cas d’un deuxième épisode de pluie diluvienne.

«Avec les changements climatiques, on réalise que les événements de pluie deviennent de plus en plus graves, et on veut évidemment limiter les possibilités que ça arrive de nouveau», dit Margot Allain Bélanger au téléphone.

Elle indique que Shediac suit maintenant un processus similaire à celui entrepris par Moncton après les inondations de 1999.

La firme a déjà commencé à recueillir des données. Les résultats devraient être présentés au conseil municipal d’ici la deuxième moitié de l’année 2020.

La Ville a déjà mené des vérifications sur les tuyaux d’égouts du secteur résidentiel. Rien d’anormal n’a été détecté.

En attendant ces résultats, certains citoyens demeurent inquiets. Si une averse aussi intense se reproduisait, leurs maisons seraient toujours à risque d’inondation, selon Maxime Gallant, un résident de la rue Sébastien.

«Ça reste marqué dans notre mémoire. Je trouve ça plate que ça va prendre tant de temps. Je sais que c’est un processus qui peut être long, mais en attendant, il n’y a personne qui peut nous dire quel était le problème. On a tous nos doutes», dit l’homme au téléphone.

De son côté, le maire Roger Caissie indique que la Ville a fait son possible pour communiquer avec les résidents sinistrés lors des délibérations qui ont mené à l’étude.

«Tout ce que je peux dire, c’est que la pluie du 10 août n’était pas ordinaire. On espère qu’on aura le temps de terminer l’étude et de faire les travaux qui s’imposent, et que ça aura un impact.»

Selon lui, il ne serait pas sage de dépenser des fonds publics à tenter de régler un problème qui n’a pas encore été clairement identifié.

«Ça va nous permettre de bien cibler la dépense de l’argent des contribuables à des solutions qui vont fonctionner», fait valoir le maire en entrevue téléphonique.