Des vents «de plus grande qualité» à Anse-Bleue, selon le maire de Bathurst

La Ville de Bathurst veut investir 20 millions $ dans le projet d’éoliennes à Anse-Bleue. La demande de prêt est maintenant dans les mains du gouvernement provincial. En attendant une réponse, le maire rassure ses citoyens..

Paolo Fongemie et la compagnie néo-brunswickoise Naveco Power voudraient construire conjointement cinq éoliennes à Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.

Si elles sont érigées, celles-ci pourraient fournir de l’énergie à 9000 foyers et générer des redevances pour les deux localités impliquées.

«Nous assurons que peu importe le scénario, même le plus pessimiste, le prêt sera remboursé à 100% et nous aurons quand même quelques profits», a-t-il avancé, mardi soir.

Les contribuables de Bathurst n’auraient donc rien à craindre.

«Dans la proposition, nous avons spécifié que les redevances seraient retournées aux citoyens pour le mieux-être des citoyens… les arts, la culture, la santé et l’environnement. »

Selon le maire, ils ont, au contraire, bien plus à gagner.

Lorsque M. Fongemie fut interrogé à savoir pourquoi le parc d’éoliennes ne s’installe pas à Bathurst, il explique que la carte des vents ne se compare pas à celle d’Anse-Bleue.

«Si les vents à Bathurst étaient de la même qualité que ceux de la Péninsule acadienne, nous aurions proposé à notre partenaire de le construire ici.»

Le maire exprime que les vents d’Anse-Bleue sont tellement remarquables que deux autres projets avaient été proposés par Naveco dans cette région.

«Qu’il s’agisse de Bathurst ou d’une autre ville qui finance le projet, il y a d’importantes chances qu’il y aura des éoliennes à Anse-Bleue.»

Sur les réseaux sociaux, les résidents d’Anse-Bleue ont menacé de boycotter la ville avoisinante.

Pourtant, M. Fongemie affirme que les citoyens du village profiteront «énormément» des retombées économiques du parc, que ce soit au niveau de la location de terrains, terrains adjacents, l’entretien du parc, la coupe d’arbres ou les évaluations environnementales.

Il ajoute que les préoccupations des citoyens devraient être adressées directement à Naveco lors de l’étude d’impact environnemental.

«Il ne faut pas venir à Bathurst et manifester devant l’hôtel de ville la semaine prochaine ou boycotter les commerces. Il suffit d’utiliser les bons médiums pour s’exprimer», a précisé M. Fongemie.

Si tout se passe comme prévu, les éoliennes d’Anse-Bleue devraient être opérationnelles au plus tard le 31 décembre 2020.

À lire aussi: La promesse brisée de l’éolien communautaire