Les secrets de la fameuse maison en pain d’épice du Delta Beauséjour

Il ne manquait que le père Noël à l’hôtel Delta Beauséjour jeudi! L’organisme Downtown Moncton centre-ville y a lancé, dans un décor d’hiver féerique, les activités du temps des Fêtes 2019 dans la municipalité. Des classiques sont de retour, dont le défilé du Père Noël et la fameuse maison en pain d’épice.

L’ambiance était à la bonne humeur dans le hall de l’hôtel Delta alors que diverses personnes ont pris la parole à tour de rôle sur le podium.

Anne Poirier Basque, DG de DMCI, Sophie Auffrey de la Place Resurgo, Courtney Donnelly, gérante du Marché de Moncton, la mairesse Dawn Arnold et plusieurs autres ont présenté des activités de Noël.

Tous ont fait leur discours devant la gigantesque maison en pain d’épice blottie dans la partie gauche du hall d’entrée.

Devenue une tradition des fêtes depuis huit ans, la maison en pain d’épice a nécessité plus de 200 heures de travail de la part des employés de l’hôtel.

Rachelle Desmeules, gérante de crédit à Delta Beauséjour, est responsable de la direction artistique de la maison à la saveur de gingembre depuis sept ans.

«Je fais la comptabilité et les comptes clients d’habitude. Ça n’a aucun rapport avec le pain d’épice!»

Elle prend tout de même son rôle très au sérieux. Elle n’a pas manqué d’expliquer tous les secrets pour ériger une telle structure.

Les biscuits sont collés sur une structure en bois afin de tenir en place. La composition des biscuits diffère de ceux qui font normalement le bonheur des papilles. Alors non, la maison en pain d’épice à l’hôtel Delta n’est pas comestible.

La pâte à biscuit est du «gingerbread de construction», explique Mme Desmeules. L’équipe a changé la recette originale pour que les biscuits soient plus solides. Pour arriver à ce résultat, il faut beaucoup de farine et moins de sucre qu’à la normale.

Farine, graisse végétale, mélasse, sucre, gingembre, cannelle, eau et amidon de maïs, sont les ingrédients qui composent une pâte à biscuit au pain d’épice «de construction».

Au fil des années, Mme Desmeules a eu l’occasion d’expérimenter et d’apprendre de ses erreurs. Par exemple, elle utilisait beaucoup le crémage pour faire les détails des visages des personnages. Elle se devait de faire constamment des retouches.

«J’arrivais le matin à l’ouvrage et j’avais un monsieur de pain d’épice à qui il manquait un œil.»

Elle utilise désormais de la peinture au lieu du crémage.

Les biscuits de la maison n’étant pas comestibles, des gens ont accusé le Delta de gaspillage l’année dernière.

Le directeur général du Delta Beauséjour, Ray Roberge, a voulu se justifier lors de son discours. Les produits utilisés à la confection de la maison n’étaient pas comestibles à l’avance, a-t-il assuré.

Par exemple, il s’agit de produits qui ont été livrés avec des trous dans leur emballage, rendant leur consommation non sécuritaire.

«Les produits qui arrivent avec un trou, par exemple un sac de farine, ne pourraient pas être vendus. Ils doivent être détruits. On les conserve plutôt pour la maison en pain d’épice», a expliqué Stefan Mueller, chef exécutif de la cuisine du Delta.