Publicité contre le bilinguisme: Pattison s’excuse

La publicité qui a créé un tollé sur les réseaux sociaux continuait de faire réagir en début de semaine, et l’entreprise responsable de l’affichage a présenté ses excuses.

L’Anglophone rights association, un organisme à but non lucratif qui critique la place du bilinguisme officiel dans la province, a loué un espace publicitaire à l’arrière d’un autobus municipal.

«Croyez-vous que la mise en oeuvre du bilinguisme est allée trop loin? Joignez-vous à l’ARA aujourd’hui pour que votre voix soit entendue», peut-on lire dans la publicité.

Cette affiche a été remarquée par des internautes en fin de semaine, qui ont critiqué le fait que cette annonce figure sur l’autobus municipal d’une ville officiellement bilingue.

Codiac Transpo, la société publique qui gère le transport en commun dans la région du grand Moncton, nous a indiqués que la Ville de Moncton se chargerait des communications en son nom.

Isabelle LeBlanc, directrice des communications de la Ville de Moncton, rappelle que Codiac Transpo et la Ville de Moncton n’approuvent pas le contenu des publicités puisqu’elles sont autorisées par une tiers partie du secteur privé.

Elle indique que la firme de publicité Pattison a fourni ses excuses à Codiac Transpo et que l’entreprise allait «revoir son processus interne pour l’approbation de publicités plus sensibles en nature».

Notre demande d’entrevue envoyée à cette compagnie est restée sans réponse. Une employée de l’entreprise nous a simplement renvoyé à son site web où l’on retrouve les conditions d’approbation d’une publicité.

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick a condamné cette publicité, lundi.

«En tant que société, on se doit de dénoncer la rhétorique de division d’organismes comme le Anglophone Rights Association. Leurs messages n’ont tout simplement pas leur place au Nouveau-Brunswick, surtout pas sur nos transports publics», peut-on lire dans le message diffusé sur facebook.

L’Anglophone rights association a dénoncé le retrait de la publicité des autobus de la ville dans une publication facebook émise lundi.

Dans le message publié en anglais, l’organisme affirme que le fait d’avoir enlevé la publicité constitue «essentiellement un geste de censure» et que l’ARANB ne s’oppose pas au bilinguisme, mais à la manière dont ce dernier est «implémenté».

Il dénonce entre autres les exigences linguistiques des postes de la fonction publique, des niveaux «inacceptables» de littératie et de compétences en langue pour les jeunes anglophones et un «manque de consultation gouvernementale sur des enjeux reliés à la communauté anglophone».