Cabinet fédéral: le N.-B. perd du poids politique

Le Nouveau-Brunswick perd du poids politique dans le nouveau cabinet de Justin Trudeau, dont les 36 membres ont été assermentés mercredi après-midi.

Dominic LeBlanc devient président du Conseil privé de la Reine. Il est remplacé au ministère des Affaires intergouvernementales par Chrystia Freeland, qui est aussi devenue vice-première ministre.

Ginette Petitpas-Taylor perd son poste de ministre de la Santé et devient whip adjointe du gouvernement, avec Mark Holland comme whip en chef.

Le whip du gouvernement est chargé de faire respecter l’unité du parti lors de votes en Chambre.

Le poste de ministre de la Santé sera occupé par Patty Hajdu, députée de Thunder Bay-Supérieur-Nord, en Ontario.

Malgré les pressions pour que le ministre de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique soit un député de l’Atlantique, la responsabilité revient à Mélanie Joly, députée d’Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.

Mélanie Joly perd son poste de ministre du Patrimoine canadien en faveur de Steven Guilbeault. Toutefois, elle gardera vraisemblablement dans ses responsabilités le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles, puisqu’elle devient ministre du Développement économique et des langues officielles.

L’ancien détenteur de ce poste, Jonathan Wilkinson, devient ministre de l’Environnement et du Changement climatique.

Justin Trudeau installe Jim Carr comme représentant spécial du premier ministre pour les prairies. Le député de Winnipeg-Centre-Sud devra assurer une représentation du gouvernement libéral en Alberta et en Saskatchewan, où les libéraux n’ont obtenu aucun siège, et au Manitoba, où ils n’ont obtenu que quatre sièges.

Ailleurs dans les maritimes

Lawrence MacAulay, député de l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, conserve le portefeuille de ministre des Anciens combattants et ministre associé de la défense nationale.

Le poste de ministre des Pêches et océans et de la Garde côtière canadienne sera occupé par Bernadette Jordan, députée néo-écossaise de la circonscription de South Shore-St. Margarets.

Au Québec

Par ailleurs, le second mandat de Justin Trudeau s’entame avec plus de Québécois à la table du conseil des ministres. Ils seront 10, sans compter le premier ministre Trudeau.

C’est deux de plus qu’avant les élections fédérales d’octobre.

M. Trudeau a distribué les responsabilités dans 36 ministères et il s’est nommé un lieutenant québécois. C’est le Montréalais Pablo Rodriguez qui occupera ce poste en plus de celui de leader parlementaire.

Il y a ceux qui gardent leurs postes: David Lametti à la Justice, Marc Garneau aux Transports, Diane Lebouthillier au Revenu national, Marie-Claude Bibeau à l’Agriculture.

Il y a ceux qui prennent du galon. En tête de cette liste, François-Philippe Champagne devient ministre des Affaires étrangères. Jean-Yves Duclos se voit confier le Conseil du Trésor. Pablo Rodriguez devra naviguer avec diplomatie les relations parlementaires en devenant leader du gouvernement aux Communes. Mélanie Joly continuera à être ministre des langues officielles mais on y ajoute un tout nouveau ministère de Développement économique, charge qui revenait auparavant au ministre de l’Innovation et des Sciences.

Et puis il y a les deux nouveaux venus. Marc Miller, élu pour la première fois en 2015, est un ami de longue date du premier ministre. Le député montréalais devient ministre des Services aux Autochtones. Son intérêt pour les Premières Nations _ il apprend la langue mohawk _ devrait lui être utile.

M. Trudeau a cependant choisi de ne pas puiser dans l’expertise de sa recrue Steven Guilbeault. Celui-ci devient ministre du Patrimoine canadien et non pas ministre de l’Environnement et des Changements climatiques.

C’est le Britanno-Colombien Jonathan Wilkinson qui a hérité du portefeuille de l’Environnement.