Foyers de soins: des votes annulés «sans explication»

Les travailleurs des foyers de soins de Néguac, de Tabusintac, d’Inkerman et de Shippagan pourraient ne pas avoir l’occasion de voter sur l’«offre finale» du gouvernement provincial, déplore le Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

«Sans explication ni sans l’accord du Syndicat, l’Association des employeurs de foyers de soins du N.-B. a demandé à la Commission du travail d’annuler la tenue des votes sur l’offre finale qui devaient avoir lieu cette semaine dans quatre foyers de soins», peut-on lire dans un communiqué envoyé aux médias mercredi.

Les membres de la section locale 5327 du SCFP à Néguac, de la section locale 4796 à Tabusintac, de la section locale 3657 à Inkerman et de la section locale 1378 à Shippagan étaient censés voter cette semaine.

Il y a quelques jours, les travailleurs du Foyer Notre-Dame-de-Lourdes de Bathurst et de la Villa Sormany de Robertville ont rejeté l’offre du gouvernement Higgs à plus de 90%. Ceux de York Manor à Fredericton ont rejeté l’offre à 87,4%.

«Les membres des foyers de soins qui ont pu voter ont tous rejeté son offre finale. Il semble que le gouvernement et les associations d’employeurs veulent freiner le vote pour éviter d’être gênés dans les médias», dit Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

D’ailleurs, le syndicat est laissé perplexe par le fait que des votes sont toujours prévus au cours des prochaines semaines à Rogersville, Memramcook, Moncton, Shediac et Riverside-Albert.

«Les travailleurs sont tannés des tactiques pour ralentir le processus, des lois anticonstitutionnelles, des négociations vaines, des batailles et des retards judiciaires, un rejet d’un vote de la législature et maintenant ceci.  Il est temps que le premier ministre mette de côté son ego et présente un accord équitable une fois pour toutes», insiste Mme Teare.

Le conflit entre les travailleurs des foyers de soins et le gouvernement provincial perdure depuis plusieurs mois.

Fredericton offre aux travailleurs une augmentation salariale de 5,5% sur quatre ans ainsi que de meilleures primes pour ceux qui travaillent les soirs et les weekends. En échange, la province demande aux travailleurs de renoncer à deux jours de congé de maladie. Les syndiqués réclament plutôt une hausse salariale de 12% sur quatre ans en plus d’une prime pour le recrutement et la rétention du personnel.