Le Festival acadien renfloue (un peu) ses coffres grâce au spectacle-bénéfice

Après le succès du spectacle-bénéfice, Une chanson pour le festival, le nouveau conseil d’administration du Festival acadien de Caraquet se prépare pour la suite. Deux choses sont déjà claires: la prochaine édition sera davantage axée sur la communauté et il n’est pas question d’encaisser un nouveau déficit.

Près de 1000 spectateurs ont assisté au spectacle, dont l’objectif était de venir en aide au Festival acadien de Caraquet. Au cours des dernières années, le bilan financier du festival a été marqué par un nombre de déficits. En 2018, il s’élevait à plus de 150 000$. Même si le bilan final pour 2019 n’est pas encore terminé, on en prévoit un autre.

L’activité de dimanche a permis de récolter près de 25 000$. Évidemment, ce n’est pas suffisant pour effacer le déficit, mais il s’agit d’un pas dans la bonne direction, résume Paul-Marcel Albert, président par intérim du conseil d’administration du Festival acadien.

Sous la direction artistique de Pascal Lejeune, le spectacle a mis en vedette plusieurs artistes acadiens connus qui ont partagé la scène du Carrefour de la mer de Caraquet avec des personnalités de la communauté.

Le comité d’organisation, composé de Paul-Marcel Albert, Pascal Lejeune, Normand Thériault et Marc Duguay, est satisfait du résultat, au point où il envisage de répéter l’expérience au moins une fois au cours de la prochaine année.

«En raison de l’accueil du public, on va récidiver, possiblement durant le Festival acadien comme tel ou à un autre moment de l’année», dit M. Albert. «Déjà à l’entracte, des gens sont venus nous voir pour dire qu’ils aimaient le concept et qu’ils aimeraient ça en voir d’autres.»

Le conseil d’administration du Festival acadien espère tirer d’autres leçons de cette expérience.

«À mon point de vue, le Festival acadien doit être un festival pour tout le monde. La population nous a envoyé un message dimanche. (…) Pour les prochaines étapes, il va falloir faire un portrait des cinq dernières années. Il faut voir tout ce qu’il y a eu de positif, et il y en a beaucoup, mais il faut aussi réfléchir à ce qui a moins bien fonctionné. Il faut aussi faire en sorte que le prochaine édition soit rentable», mentionne M. Albert.

Cela ne signifie pas que le Festival acadien va renoncer à l’un de ses objectifs principaux, soit de permettre au public de découvrir des artistes acadiens de la relève.

«Il faut un heureux mélange de tout. Ça nous prend des têtes d’affiche, mais avec notre vocation culturelle, il faut permettre aux jeunes artistes d’avoir une vitrine. On peut mêler des talents locaux et des gens de l’international. Il faut donner la chance au public de faire des découvertes, mais il faut aussi des activités familiales, pour les personnes plus âgées et ainsi de suite. Je dis que le Festival acadien doit tout d’abord être conçu pour la population de la Péninsule acadienne.»