Salle de spectacle: Tracadie s’impatiente

Deux mois après l’ouverture de la Salle J-Armand Lavoie, à Tracadie, le succès des spectacles présentés est indéniable, mais des questions entourant le nouvel amphithéâtre de 520 places soulève des préoccupations au sein du conseil municipal. Des ententes de gestion et de remboursement n’ont toujours pas été signées, regrette le maire Denis Losier.

La Municipalité régionale de Tracadie a été l’un des partenaires financiers principaux de la Salle J-Armand Lavoie, qui a ouvert ses portes en septembre 2019 au coût de 6 millions $. Sa contribution financière s’élève à environ 1,6 million$. Les gouvernements provincial et fédéral ont également investi plusieurs millions de dollars dans ce projet.

«Ici, il n’y a pas d’entente de gestion qui n’a pas encore été signée et des spectacles s’organisent de façon régulière. Nous n’avons aucune entente de remboursement et on parle d’un montant significatif», a lancé le maire Losier, lors de la plus récente réunion du conseil municipal.

En octobre, le conseil municipal a adopté à l’unanimité une entente de remboursement pour permettre à la Société culturelle des Tracadilles, qui gère la salle de spectacles construite en annexe à la polyvalente W.-A.-Losier, de s’acquitter d’un prêt de 800 000$. Le prêt a été contracté dans le cadre de la construction de la salle. Il a notamment servi à acheter de l’équipement.

Plusieurs semaines plus tard, Denis Losier se demande pourquoi elle n’a jamais été signée. La situation préoccupe aussi Daniel Hachey, directeur général de la municipalité.

«J’ai demandé à notre département des Finances de communiquer avec ce groupe pour la troisième fois pour savoir quelles sont les modalités de l’entente qui accrochent. Nous sommes en train de parler avec nos vérificateurs pour connaître l’impact sur nos états financiers», explique M. Hachey.

À ce sujet, la Société culturelle des Tracadilles s’explique et se fait rassurante. Le conseil d’administration attend le retour prochain de la directrice générale, Vanessa Haché-Breau, en congé de maternité, avant de signer l’entente. Ce ne serait qu’une question de temps, affirme-t-on.

Le maire et le directeur général ne sont pas les seuls à être préoccupés par ce dossier.

«Je crois que ce dossier est prioritaire en ce moment», a affirmé le conseiller Brian L. Comeau.

Entente de gestion

Quant à l’entente de gestion, elle se trouve entre les mains du ministère de l’Éducation, fait savoir Daniel Hachey.

«Elle a été remise avant la fin des travaux. Nous sommes en attente. J’ai contacté le directeur du District scolaire francophone Nord-Est. On m’a dit que c’est l’avocat du ministère qui a l’entente.»

M. Hachey est tout de même surpris par la longueur des délais.

«J’ai déjà vu des cas où ç’a pris cinq ou six mois, mais on a débuté cette conversation il y a près d’un an. (…) Je suis très surpris que cette entente n’ait pas encore été envoyée à la Société culturelle pour une signature et ensuite à la municipalité.»