Denis Prud’homme nommé recteur de l’Université de Moncton

Le Dr Denis Prud’homme devient le nouveau recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton. Il entrera en fonction le 1er juillet 2020 pour un mandat de cinq ans.

Seul candidat en lice depuis le retrait du deuxième candidat le 30 octobre dernier, M. Prud’homme a été officiellement élu samedi par le Conseil des gouverneurs.

«Le vote a été unanime, souligne Edith Doucet, présidente du Conseil des gouverneurs. Nous sommes très heureux d’accueillir le Dr Prud’homme au sein de l’université, et nous avons pleine confiance en sa capacité à relever les défis qui l’attendent dans ses nouvelles fonctions.»

Initialement prévue pour 2020, la nomination du nouveau recteur est finalement arrivée plus tôt que prévue.

«Le comité consultatif de sélection a été capable d’accélérer le processus, tout en respectant sa politique de sélection des cadres», précise Mme Doucet.

Actuellement vice-président associé à la recherche et directeur scientifique à l’Institut du Savoir Montfort, Denis Prud’homme est également vice-président académique et chef de direction par intérim à l’Hôpital Montfort depuis 2019. Détenteur d’un doctorat en médecine, d’un certificat en médecine familiale ainsi que d’une maîtrise en science de l’activité physique, il a également été doyen de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa de 2002 à 2012.

Il entrera en fonction le 1er juillet prochain pour un mandat de cinq ans. Il succédera à Jacques-Paul Couturier, nommé recteur par intérim en 2017 suite au départ de Raymond Théberge pour le poste de commissaire aux langues officielles du Canada.

Plusieurs chantiers majeurs

L’adoption des principes directeurs en préparation du budget 2020-2021 était également à l’ordre du jour de la réunion du Conseil des gouverneurs. En déficit depuis les coupures budgétaires opérées par le gouvernement Higgs sur les universités de la province, l’UdeM fait face à un important défi financier.

«Ce qui est ressorti des directives du Conseil, c’est que l’université doit tendre vers un équilibre judicieux entre le financement de ses activités et ses sources de revenus disponibles, souligne le recteur par intérim Jacques-Paul Couturier. Nous avons pour défi de maintenir la qualité de de l’enseignement, tout en gardant une accessibilité pour les étudiants, en proposant notamment des droits de scolarité compétitifs.»

Pascale Rioux, présidente de la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus Universitaire de Moncton (FEECUM) également membre du Conseil des gouverneurs, ne cachait pas son inquiétude au sortir de la rencontre.

«Ce sont les trois mêmes principes directeurs que l’an passé, et on se rappelle qu’il y a eu une hausse de 8% des frais d’inscription à la rentrée 2020-2021, déplore-t-elle. J’espère que ce ne sera pas aux étudiants de payer pour le manque de financement de l’université par le gouvernement. Avec les prévisions budgétaires que je viens de voir, cela n’augure rien de bon, et je crains que le fardeau financier des étudiants s’alourdissent au cours des prochaines années.»

L’université affirme ne pas être encore être en mesure de se prononcer sur une éventuelle hausse des droits de scolarité pour la rentrée prochaine.

«Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de cela, soutient M. Couturier. L’adoption de notre budget se fera en avril, après avoir discuté avec les instances provinciales. Nous allons notamment essayer de convaincre le gouvernement d’investir à nouveau dans la formation clinique en sciences infirmières, qui représente un manque à gagner d’1.5 millions de dollars pour nous depuis que la province a supprimé ce financement.»

Plusieurs autres chantiers attendent les membres de la direction au cours des prochains mois. Annoncé depuis le 22 septembre 2018, la publication du plan stratégique pour les sports universitaires se fait attendre.

«On devrait publier ce plan à partir de la mi-janvier», affirme Jacques-Paul Couturier.

Également dans les cordes, la campagne de financement Évolution de l’Université de Moncton, qui a pour l’heure permis de réunir 42 millions de dollars.

«Nous pensons être en mesure d’atteindre notre objectif initial, soit 50 millions de dollars, d’ici le mois de juin.», estime le recteur par intérim.