JD Irving fait les yeux doux aux employés mis à pied de la fonderie de Belledune

Des représentants des différentes filiales de JD Irving étaient à Belledune, mardi, afin de laisser savoir aux travailleurs mis à pied de la Fonderie Glencore qu’il existe de nombreuses opportunités d’emplois au sein de leur entreprise.

Scieries, pâtes et papier, construction industrielle et navale, transport, transformation alimentaire, produits de consommation, vente au détail… JD Irving est présente partout au Nouveau-Brunswick. Et l’entreprise a besoin de main-d’œuvre.

En fait, celle-ci estime à plus de 270 le nombre de postes à pourvoir à différents niveaux, comptabilité, logistique, chaîne d’approvisionnement, métiers spécialisés, etc. Et puisque le bassin d’employés disponibles vient de s’agrandir considérablement dans le nord de la province suite à la fermeture de la fonderie, JD Irving est venue recruter et faire le plein de curriculum vitae.

«Notre politique de recrutement est simple: garder les travailleurs du Nouveau-Brunswick dans la province, et le plus près possible de leur famille. La nouvelle de la fermeture de la fonderie en est une terrible pour ses employés et pour la région en générale. Mais on est venu ici justement leur dire qu’il existe des alternatives, que nous sommes une alternative», explique Chris Mahar, directeur du recrutement chez JD Irving.

Selon ce dernier, en raison de leurs compétences, plusieurs des travailleurs de la fonderie pourraient facilement se trouver du boulot dans l’une ou l’autre des entreprises de la multinationale.

L’entreprise a des installations diverses un peu partout en province, mais très peu dans la région immédiate de Chaleur, ce qui signifie que les employés intéressés devraient soit voyager, soit déménager.

«Ce qui arrive à Belledune est tragique en soi, et nous voulons aider. Il y a des gens qui ont peut-être songé à partir travailler dans l’Ouest ou ailleurs au pays, mais ce qu’on leur dit c’est qu’il est beaucoup plus simple de travailler ici, au Nouveau-Brunswick, à quelques heures d’automobile des leurs plutôt qu’à quelques heures d’avion», poursuit M. Mahar.

Des représentants de la compagnie J.D. Irving se sont rendus à Belledune mardi afin de laisser savoir aux employés affectés par la fermeture de la Fonderie Brunswick que plusieurs opportunités d’emplois au Nouveau-Brunswick, à l’intérieur de ses nombreuses filiales. – Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert

Curiosité

Ils étaient nombreux à prendre part à cette mini foire de l’emploi organisée par JD Irving, certains vraiment désireux de se trouver un autre emploi rapidement, d’autres davantage par curiosité de voir les oeuvres . Personne n’a toutefois voulu s’adresser à visage découvert lors de notre passage.

«Ce qui est proposé ici c’est bon, mais seulement si tu es prêt à déménager. Il n’y a rien de local, rien dans les alentours. C’est bon pour les jeunes qui sont prêts à bouger, à déménager à Moncton ou Saint-Jean. Mais quand t’as passé cinquante ans, que ta famille et tes amis sont tous ici, c’est moins tentant», a raconté à l’Acadie Nouvelle l’un des participants – ex-soudeur à la fonderie – qui a préféré demeurer sous couvert de l’anonymat.

Pour l’instant, l’option qu’il a sur la table, c’est un déménagement à Montréal, dans une autre installation du groupe Glencore. Et cette option ne lui convient pas vraiment.

Et l’option locale, elle?

Selon les personnes interrogées, les perspectives semblent plus ou moins alléchantes.

«Ils cherchent du monde partout, dans presque tous les commerces, mais plusieurs d’entre nous avons des compétences très spécifiques. Tomber dans un domaine qui n’est pas le tien, à 14$ ou 15$ quand tu en faisais le double en plus des bénéfices au préalable, ce n’est pas tentant. Ce qui aiderait beaucoup à la situation, c’est si l’on pouvait annoncer que le projet de l’usine de fer (Maritime Iron) ira de l’avant» a ajouté un autre ex-employé de la fonderie.

À noter qu’un autre salon de l’emploi est prévu dans la région Chaleur, plus précisément le 17 décembre, une fois de plus au Centre récréatif de Belledune. Celui-ci a été mis sur pied par le Comité de transition de la main-d’œuvre, groupe créé dans la foulée de la fermeture de la fonderie. Il mise notamment sur des entreprises plus locales recherchant des employés dans différents domaines (ingénierie, du laboratoire, administration, journalier).