Décès d’Amélie Akerley: l’enquête policière traîne en longueur

Plus de deux ans après l’accident de la route qui a coûté la vie à sa fille, la mère d’Amélie Akerley estime que l’enquête policière ne fait que traîner en longueur.

Céline Ouellette n’en démord pas. Pour elle, le temps est venu de faire la lumière sur l’enquête policière portant sur l’accident mortel survenu le 11 août 2017 sur une route isolée de Saint-Quentin.

La mère éplorée estime être encore en attente de détails au sujet de l’enquête menée par la GRC depuis le jour fatidique, malgré des demandes d’information répétées formulées auprès du corps policier.

«J’appelle continuellement la GRC afin de savoir, entres autres, s’il y aura des accusations criminelles déposées contre le jeune conducteur impliqué dans l’accident. Je n’ai jamais de nouvelles. On me répond de les laisser faire leur enquête…», a affirmé Céline Ouellette qui s’est longuement confiée à l’Acadie Nouvelle.

Plus tôt cette année, des membres de la GRC responsables de l’enquête avaient pourtant rencontré la mère de famille pour l’aviser que le dossier avait été soumis à un procureur de la Couronne.

«Après vérification avec mon avocat, le procureur en question n’avait jamais reçu le dossier sur son bureau», clame Mme Ouellette, qui a par la suite déposé une plainte à la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC.

Selon elle, un enquêteur a rapidement été nommé afin d’enquêter sur la façon dont l’enquête policière a été menée par la GRC.

Malgré toutes ses démarches, la plaignante attend toujours des réponses.

«Le dossier de ma fille est en train de pourrir sur un bureau pendant que la police me ment au visage. Ça me frustre!», affirme Céline Ouellette.

«Dans mon esprit, il n’y a aucun doute que des accusations criminelles doivent être déposées contre le jeune conducteur.»

Découragée par la lenteur des procédures, Mme Ouellette estime que la situation est source d’une grande anxiété au sein de la famille.

«Chaque jour, ça nous est impossible de fermer une porte. Cette histoire ne veut pas finir. Je souhaite simplement justice pour ma fille, qu’un autre événement comme ça puisse être évité», a ajouté la résidente de Saint-Léonard.

Parallèlement à cette enquête policière, une poursuite civile à été déposée à l’encontre du conducteur qui était au volant de l’automobile dans laquelle prenait place la jeune fille qui était âgée de 14 ans au moment du drame.

La poursuite vise également Ambulance NB, à qui l’on reproche d’avoir tardé à être présente sur les lieux de l’accident.

L’incident avait largement contribué à mettre en évidence les problèmes de services ambulanciers dans la région du Restigouche-Ouest.