Retour à la normale après une journée stressante à l’école La Source

Un courriel suspect a forcé l’évacuation d’une école primaire à Tracadie, mardi matin. Un sergent de la GRC indique que deux autres écoles situées dans le sud de la province auraient reçu des messages similaires ce jour-là.

Il était environ 10h40 lorsque les policiers de la GRC sont intervenus à l’école primaire La Source, située sur la rue Louis G. Daigle, à Tracadie, pour répondre à une alerte à la bombe.

Le courriel anonyme a forcé l’évacuation de l’établissement.

«Comme vous le savez, le message s’est avéré un canular», mentionne Pierre Chiasson, sous-officier aux opérations des détachements de Tracadie et Néguac.

«C’était aussi un message très générique dans le sens qu’il n’était pas adressé à l’école comme telle.»

Au cours de l’enquête qui a suivi, la GRC a appris que d’autres écoles situées dans le sud de province ont reçu des messages similaires.

L’identité de ces établissements n’a pas été dévoilée.

Une évacuation rapide, mais stressante

Une représentante du District scolaire francophone nord-est affirme que le personnel et les étudiants ont pu rapidement rentrer chez eux.

Le sergent Chiasson explique que plusieurs parents étaient déjà sur place pour assister à un spectacle de Noël au moment où l’alerte a été déclenchée. Ils ont pu raccompagner leurs enfants à la maison en prenant leurs jambes à leur cou.

«Ça s’est fait assez vite», a-t-il confirmé. «Je dirais qu’il a fallu une dizaine de minutes pour que la grande majorité des élèves quittent les lieux.»

Ginette Rousselle, mère d’une élève de 8e année, faisait ses courses lorsqu’on l’a appelé pour lui demander de récupérer sa fille.

«Le coeur voulait me sortir du corps», se souvient-elle.

La femme de Tracadie s’est rendue à l’école, sans savoir exactement à quoi elle avait affaire. À son arrivée, elle a vu plusieurs policiers à l’intérieur de l’édifice.

«L’évacuation s’est déroulée particulièrement bien, mais oui, j’ai quand même eu très peur pour ma fille», dit-elle.

Après une inspection qui aura duré environ 30 minutes, la GRC a déterminé que la menace n’était pas fondée.

Les classes, ainsi que le spectacle de Noël qui avait été interrompu la veille, ont repris mercredi matin.

Mme Rousselle, pour sa part, a préféré garder sa fille à la maison pour une journée de plus puisqu’elle soutient que le District scolaire ne l’a pas avisé que le danger était écarté.

Jeudi, l’élève de 8e année est retournée à l’école et n’a pas été traumatisée par les événements, selon sa mère.

Une enquête de longue haleine

Les choses sont rentrées dans l’ordre, mais le sergent Chiasson reconnaît que la GRC a encore beaucoup de pain sur la planche.

«L’enquête se poursuit et on essaie de déterminer qui est à l’origine du message», a-t-il noté.

Le policier rappelle que les enquêtes comme celles-ci sont généralement compliquées, notamment en raison des aptitudes pointues requises pour retracer des adresses internet (IP).

«Nous avons fait appel à nos partenaires à Fredericton qui travaillent au sein de la section spécialisée sur des incidents comme ceux-ci.»

La GRC compte également faire le point sur les mesures d’évacuation avec les responsables du District scolaire francophone Nord-Est et de l’école La Source.

«On va faire une révision à savoir comment le plan d’urgence a été appliqué et faire un compte-rendu de ce qui a bien et moins bien été», a-t-il souligné.