Un déjeuner de Noël émouvant au Danny’s Inn de Beresford

Il est 8h30, le 25 décembre et le téléphone de l’hôtel Danny’s Inn de Beresford retentit dans une pièce déserte. Catherine Dobson, une employée sur place pour faire la surveillance, décroche et informe la dame au bout du fil que le restaurant est fermé pour la journée. Pourtant, les choses vont bientôt prendre une tournure digne d’un conte de Noël.

Catherine Dobson est employée au Danny’s Inn depuis environ quatre ans. Originaire de Bathurst, la femme âgée de 58 ans considère l’hôtel comme son deuxième chez-soi.

Cette année, Mme Dobson a ouvert les portes de ce «chez-soi» pour accueillir ceux qui étaient seuls à Noël.

Tout a débuté avec l’appel d’une dame cherchant un endroit où déjeuner.

«Lorsque j’ai reçu l’appel, j’ai dit que nous étions fermés, mais j’ai ensuite été voir le propriétaire qui faisait du travail administratif dans son bureau et je lui ai demandé si moi et mon conjoint pouvions faire à déjeuner.»

Le propriétaire, Al-Nasir Nathoo, a donné feu vert sans hésiter. Mme Dobson souligne que ce geste est un exemple typique des valeurs du Danny’s Inn.

«Je suis retournée au téléphone pour lui dire que nous adorerions l’accueillir.»

En quelques minutes, le restaurant a repris vie. Mme Dobson a allumé les lumières, le sapin de Noël et a mis en marche la machine à café.

Quelques passants qui ont aperçu les lumières de l’extérieur se sont aussi joints au déjeuner.

«C’était tellement beau à voir. Les gens riaient en partageant leurs histoires, se souvient la serveuse. Ça m’a fait chaud au coeur.»

Le Danny’s Inn a finalement servi une dizaine d’assiettes au cours de la matinée.

Mme Dobson note qu’elle n’avait jamais pris conscience de tous ces gens qui sont seuls pendant le temps des Fêtes.

«On a tendance à tenir pour acquis que tout le monde a de la famille», a-t-elle avancé.

La femme âgée de 58 ans a elle-même trois enfants et cinq petits enfants dans la région. Elle s’est dite extrêmement touchée d’entendre les témoignages des clients qui n’avaient pas la même chance.

«Une des dames m’a pris dans ses bras pour me remercier. Elle avait les larmes aux yeux.»

«Je me suis senti comme si je faisais quelque chose de bien», a-t-elle exprimé.