La baleine surnommée Harmonia et son petit ont été aperçus jeudi près de l’Île de Cumberland, au large de l’État américain de la Géorgie.

La maman âgée de 18 ans a été repérée chaque année dans le Golfe du Saint-Laurent depuis 2015 et avait déjà donnée naissance en 2009 et en 2016.

Harmonia est la troisième baleine à avoir été vue accompagnée d’un nouveau-né dans le sud-est des États-Unis depuis la fin de l’été.

«Chaque naissance nous donne de l’espoir, et voir Harmonia, que nous avons vue passer d’un baleineau à une maman en bonne santé est particulièrement excitant», peut-on lire dans un communiqué du New England Aquarium.

«Son premier petit a à peine dépassé sa première année avant d’être heurté par un navire et tué au cours de l’été 2010. Son deuxième, Gully, est toujours en vie, mais a souffert en 2018 de l’enchevêtrement dans les engins de pêche, laissant de graves blessures et une profonde cicatrice sur la tête.»

Le premier baleineau de la saison a été observé le 16 décembre par le Clearwater Aquarium au large de la Géorgie. La même équipe de surveillance aérienne a ensuite repéré un second nouveau-né le 30 décembre dans cette région.

Les baleines noires de l’Atlantique Nord mettent bas durant l’hiver au large de la Floride et de la Géorgie, avant de remonter vers le nord au printemps pour gagner le golfe du Maine. On les verra plus tard dans le golfe du Saint-Laurent.

Disparue en Europe à cause de la chasse intensive au XVIIIe et XIXe siècle, l’espèce ne compte plus que 411 individus au large de l’Amérique.

Chez cette espèce en danger critique d’extinction, une dénatalité est constatée depuis 2010. Chaque naissance est donc un petit pas vers son éventuel rétablissement. Mais on est encore très loin d’un véritable «baby-boom».

Selon le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), il faudrait une quinzaine de naissances pour que la natalité se traduise en une croissance de la population. Tout n’est pas perdu puisque la saison de mise bas se termine en mars.

Sept naissances ont été dénombrées l’an dernier, mais aucun nouveau-né n’avait été aperçu en 2018.

Personne ne veut voir un retour à la crise de 2017, lorsque 17 baleines noires ont été retrouvées mortes en eaux canadiennes, la plupart d’entre elles enchevêtrées dans des engins de pêche ou heurtées par des navires. L’année 2019 a aussi été sombre pour l’espèce. Huit spécimens ont péri dans les eaux canadiennes et une neuvième carcasse a été retrouvée aux États-Unis le 16 septembre.

Pêches et Océans Canada n’a pas encore dévoilé les mesures de protection qui seront imposées lors de la prochaine saison de pêche.

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