Encore des louanges pour l’industrie touristique du N.-B.

Le mois dernier, la revue américaine Travel & Leisure a classé le Nouveau-Brunswick au 33e rang des destinations mondiales à découvrir en 2020.

Dans l’article, la revue fait notamment allusion à plusieurs destinations de la Péninsule acadienne, dont le Village Historique Acadien, à Bertrand, à la Distillerie Fils du Roy, à Petit-Paquetville, à Cielo Glamping, à Haut-Shippagan et au restaurant Origines de Caraquet. Le restaurant Black Rabbit, à Moncton, est également nommé dans l’article.

Les auteurs du texte mettent surtout l’accent sur l’aspect acadien du tourisme dans la province.

«De nos jours, les Acadiens du Nouveau-Brunswick – la seule province officiellement bilingue du Canada – sont devenus les moteurs du tourisme en faisant la promotion de leur histoire et de leurs traditions», peut-on lire.

Le classement annuel de Travel & Leisure est consulté par plusieurs millions de personnes chaque année.

La capitale de l’Éthiopie, Addis-Ababa, est classée au premier rang. Le Nouveau-Brunswick se trouve entre la ville de Manchester, au Royaume-Uni (32e rang) et l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande (34e rang).

Le Nouveau-Brunswick est aussi la seule destination située entièrement au Canada à se trouver dans le top 50. La région des Grands Lacs, qui englobe une partie importante du sud de l’Ontario, mais aussi du nord des États-Unis, se retrouve au 22e rang.

«Une belle tape dans le dos»

Aux yeux de plusieurs, la saison touristique de 2019 en a été une de rêve. Pour Myriam Léger, directrice générale de la Commission du tourisme acadien du Canada atlantique, un organisme responsable de la promotion des destinations acadiennes dans l’ensemble des Maritimes, le fait de se trouver dans ce type de classement est une grande source de motivation pour la saison touristique estivale à venir.

«Ça veut dire qu’il y a beaucoup d’yeux qui se tournent vers les destinations acadiennes, que ce soit au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. C’est flatteur, c’est une belle tape dans le dos, mais ça veut dire qu’il faut poursuivre les efforts et être présent dans les foires commerciales et les autres événements de l’industrie», dit Mme Léger.

Un lieu à découvrir

Même si le Nouveau-Brunswick n’a pas été mentionné directement, la rédactrice en chef de Travel & Leisure, Jacqui Gifford, était également de passage le 2 janvier sur la très populaire émission matinale aux États-Unis, The Today Show, pour parler du classement.

Au cours des dernières années, le Nouveau-Brunswick a été nommé à plusieurs reprises comme un lieu à découvrir, dont la destination de l’année 2019 du journal français Le Monde.

Toutes ces mentions poussent l’industrie à s’améliorer et à revoir certaines stratégies.

«On s’assure de mettre les efforts au bon endroit. On sait que Monsieur et Madame Tout-le-Monde auraient pu voir ce top 50, mais c’est aussi toute l’industrie touristique qui s’intéresse à la destination acadienne. On voit de plus en plus de tour opérateurs, qui ne venaient pas aux Maritimes il y a quelques années, s’intéresser à nous. On voit une hausse du nombre d’opérateurs du Québec et de la France et on en profite.»

Aux États-Unis, le marketing acadien est surtout concentré dans les États du Nord-Est et la Louisiane.

Quant aux Européens, il est difficile de savoir s’ils sont plus nombreux à visiter les Maritimes, bien que plusieurs indices semblent démontrer que c’est le cas.

«Les visiteurs français qui viennent dans l’est du Canada passent souvent par le Québec ou Halifax, car il n’y a pas de vol direct au Nouveau-Brunswick, alors c’est difficile à quantifier. Mais quand je parle aux opérateurs sur le terrain, on remarque des augmentations en mai et en septembre, et on sait que les Européens viennent surtout en mai et en septembre.»

Au cours des prochains mois, le tourisme acadien profitera d’un autre coup de pouce en Europe. L’émission Cuisine Impossible, diffusée sur la chaîne française TF1, a tourné des images, pour un épisode, l’été dernier, au restaurant La Terrasse à Steve, sur l’île Miscou. L’épisode sera diffusé prochainement.

«C’est continuel. Il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il faut toujours poursuivre nos efforts.»