Il y aura bientôt de nouveaux maires dans le Madawaska

Il y aura quelques nouveaux visages assis dans les fauteuils de maire au Madawaska ce printemps.

À quatre mois des élections municipales du 11 mai, le portrait politique prend lentement forme dans le Nord-Ouest.

À Edmundston, le maire Cyrille Simard a confirmé qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat à la tête de la plus importante ville du Madawaska.

Le maire Simard avait fait part de ses intentions il y a déjà belle lurette et n’a pas changé son fusil d’épaule: le temps est venu pour lui de céder son siège et de faire place à de nouvelles idées.

«Ça m’a flatté d’entendre des gens dire qu’ils souhaitaient me voir réaliser un troisième mandat. Ça toujours été clair pour ma famille et moi que j’allais mettre toute ma passion et mon énergie pendant une période de huit années, c’est ce que j’ai fait», a-t-il expliqué.

«Peu importe l’ordre de gouvernement, c’est toujours bon d’avoir du sang neuf, de nouvelles idées et une nouvelle énergie. Il y aura quelqu’un pour prendre le relais, quelqu’un qui sera capable je l’espère de travailler de manière transparente dans une logique et une vision commune de développement de la communauté.»

D’ici le jour de scrutin, le maire d’Edmundston n’entend pas s’immiscer dans une éventuelle course à la mairie.

«Pas question de jouer à la belle-mère avant même de m’en aller! Mon choix est de voir des gens prêts à travailler et à amener notre ville à un autre niveau», a affirmé Cyrille Simard, qui entend consacrer dorénavant un peu plus de temps à sa vie familiale et professionnelle.

Ailleurs au Madawaska, un changement de garde est aussi prévu à l’hôtel de ville de Saint-Léonard, où l’un des doyens de la politique au Nouveau-Brunswick va bientôt tirer sa révérence.

Après 12 années à la tête de la municipalité et 23 années en tant qu’élu, Carmel St-Amand a lui aussi décidé il y a un certain temps de ne pas solliciter un nouveau mandat de maire.

«Après réflexion, j’ai jugé qu’il était temps à 73 ans de laisser ma place à quelqu’un d’autre», a indiqué celui qui a été élu une première fois en 1969 à l’âge de 23 ans.

«Ça va faire quelque chose de partir, j’ai toujours aimé la vie politique municipale», a ajouté le maire St-Amand, qui entend demeurer actif au sein de sa communauté en participant entre autres à l’organisation des célébrations du centenaire de Saint-Léonard.

Toujours dans le Bas-Madawaska, les maires de Grand-Sault et de la Communauté rurale de Saint-André ont tous deux indiqué poursuivre leur période de réflexion.

«Rien n’est encore certain, mais les chances sont bonnes que je me retrouve à nouveau sur les rangs en mai», a affirmé Marcel Levesque, le maire de Saint-André.

À Grand-Sault, le maire Marcel Deschênes dit vouloir attendre le mois prochain avant de faire part de sa décision.

«Je réfléchis toujours à la question d’un autre mandat ou non… Je vais faire l’annonce de ma décision lors de la réunion publique du 11 février. Je crois que c’est une bonne chose de le faire savoir de cette manière à la population.»

Dans la Communauté rurale de Haut-Madawaska, le maire Jean-Pierre Ouellet laisse planer le mystère quant à ses intentions.

«Une décision viendra probablement d’ici la fin janvier», promet le premier maire élu de l’histoire de la communauté rurale.

«J’évalue ce qui a été fait jusqu’à maintenant et ce qui reste à faire. Je regarde aussi dans quelle mesure je peux continuer le travail amorcé», a simplement indiqué Jean-Pierre-Ouellet.

À l’approche de ces élections, le gouvernement provincial a donné la semaine dernière le coup d’envoi à une campagne de sensibilisation visant à susciter la participation citoyenne au scrutin.

«Plus de candidats il y a, tant maire que conseiller, mieux c’est pour la démocratie. C’est toujours bon d’avoir des choix et des débats d’idées», a affirmé à ce sujet le vice-premier ministre Robert Gauvin lorsque questionné par l’Acadie Nouvelle à ce sujet.