Service Tracadie et le grand chapiteau enfin vendus?

Le dossier de la vente du bâtiment abritant autrefois Service Tracadie et du grand chapiteau, sources de nombreuses controverses à la Municipalité régionale de Tracadie dans la dernière année, est sur le point de connaître un dénouement positif.

Les élus ont accepté à l’unanimité l’offre d’achat de 225 000$ d’un homme d’affaires de la communauté, lundi soir.

Mais comme il reste encore plusieurs détails à régler et que chat échaudé craint l’eau froide, le maire Denis Losier et les conseillers attendront que le tout soit officiellement finalisé avant de sabrer le champagne.

Edgar Mallais a déposé sa proposition d’acquérir l’édifice, le terrain, le grand chapiteau, les deux petits chapiteaux connexes, la scène et tout l’équipement. Il désire y organiser plusieurs spectacles et diverses activités communautaires, dont des ventes de garage et des expositions.

Les élus se sont montrés enthousiastes à l’idée qu’un entrepreneur local récupère les lieux et les infrastructures tout en cherchant à continuer la vocation communautaire et culturelle du secteur.

Le grand chapiteau a notamment servi pendant trois ans d’endroit de concerts estivaux par l’entremise d’Embou Productions, une firme de Shediac.

La fin du contrat entre la Ville et l’entreprise a notamment donné lieu à un sérieux différend entre les deux parties. La MRT a mentionné qu’Embou n’avait pas respecté sa part du contrat.

Le don de billets de faveur à des membres de l’administration municipale a abouti à une enquête de la GRC concernant une plainte de fraude et de conflit d’intérêts déposée par des citoyens au printemps 2018. L’enquête ne débouchera pas sur des accusations, a dévoilé l’Acadie Nouvelle en primeur, vendredi.

Ce n’est pas la première fois que l’on croit que le grand chapiteau est vendu. Un autre homme d’affaires de Tracadie, Stéphane Sonier, avait déposé puis retiré son offre en mai. Ensuite, en juin, le seul acheteur intéressé à la suite d’un appel d’offres a vu sa proposition de plus de 13 500$ être rejetée par les élus. Elle était en-deça de 34 000$ de la valeur au livre de cette structure démontable.

Son avenir avait également forcé un groupe d’artistes locaux à intervenir auprès du conseil municipal afin d’empêcher la vente de ce bien jugé excédentaire, tout comme le bâtiment de Service Tracadie.

«Nous acceptons l’offre, mais ça peut prendre encore de un à deux mois avant que ça se réalise. Pour tout de suite, c’est une bonne nouvelle. Si ça se concrétise, ce sera alors une très bonne nouvelle. Nous avons discuté avec l’acheteur et il peut proposer davantage d’événements», a consenti le maire Denis Losier.

La MRT payait toujours pour certains entretiens de la bâtisse, mais n’avait pas eu besoin de dépenser environ 50 000$ pour y envoyer ses employés monter et démonter la structure et la toile.

La Ville avait également réussi à vendre l’ancienne école de Brantville à un entrepreneur spécialisé dans la production de produits de la mer. Cependant, l’entente finale n’a pu être faite.