Edmundston: la câlinothérapie s’installe aux Résidences Jodin

Une salle de câlinothérapie vient d’être inaugurée aux résidences Jodin au bénéfice des aînés du foyer de soins situé à Edmundston.

La salle baptisée Câlins au Jodin est le fruit d’une belle collaboration entre la direction et le personnel de l’établissement et des élèves de l’école Cité des Jeunes A.-M.-Sormany.

La direction des résidences Jodin s’est ainsi portée acquéreur de quatre poupées aux formes et à l’allure plutôt réaliste qui sont l’œuvre d’une artisane de Miramichi.

Celles-ci sont à la disposition des résidents qui peuvent les cajoler à leur guise et trouver par le fait même une forme de réconfort.

«Pour nos résidents, c’est comme s’ils avaient un véritable bébé dans les bras. Ça fait un grand bien aux gens et ça ne coûte pas cher», a souligné Véronique Cormier, la directrice des soins et services des Résidences Jodin d’Edmundston.

Selon elle, la câlinothérapie apporte énormément de bienfaits aux personnes atteintes de démence ou de solitude, au même titre que la zoothérapie.

«Les réactions non verbales sont impressionnantes.»

Les poupées se prénomment Sarah-Maude, Mathéo, Florence et Évangéline. D’autres exemplaires devraient s’ajouter à la collection, selon ce qu’a indiqué la direction du foyer de soins.

Ce sont des élèves de 9e année de la classe de Formation personnelle et sociale de l’école secondaire qui ont aménagé les lieux.

En plus de dénicher les prénoms des poupées et le nom de l’endroit, ceux-ci ont également fait l’achat de matériel pour garnir la salle de bien-être tout en respectant le budget qui avait été établi.

«L’expérience a débuté en septembre et a été très enrichissante pour notre groupe d’élèves. Nous avons beaucoup appris et réalisé tout l’impact que le projet peut avoir pour les personnes âgées», a affirmé Noémie Cormier, l’une des élèves participantes au programme de câlinothérapie.

Des aînés qui séjournent aux Résidences Jodin bénéficient déjà des bienfaits de la nouvelle thérapie même après seulement quelques jours, selon ce qu’a raconté la direction du foyer de soins de 180 lits.

«Je crois que la médication n’est pas le principal recours pour les troubles de comportement, il faut plutôt agir avec des activités comme la câlinothérapie», estime Véronique Cormier.

Cette dernière a raconté la première expérience de câlinothérapie vécue vendredi matin par un résident du foyer aux comportements souvent agressifs.

«Il a passé quatre heures consécutives à jaser et à bercer son bébé sans trop bouger, avant de sortir calmement de la salle», a relaté la directrice des soins et services des Résidences Jodin.