Saumon de la Miramichi: des nouvelles catastrophiques

L’Association du saumon de la Miramichi presse le ministère des Pêches et des Océans du Canada d’intervenir immédiatement pour lutter contre un important déclin des stocks de saumon de l’Atlantique dans la rivière Miramichi.

Un rapport publié cette semaine par Pêches et Océans Canada démontre les montaisons des saumons adultes dans la rivière Miramichi n’ont jamais été aussi peu nombreuses. Pour l’ASM, cette nouvelle est catastrophique.

«Nous nous attendions à recevoir de mauvaises nouvelles en fonction de nos observations, et c’est malheureusement ce que nous avons reçu», affirme Mark Hambrook, président de l’organisme.

Selon l’ASM, le déclin est attribuable à trois grands facteurs: la prédation, la dégradation de l’habitat et les difficultés de gestion des stocks.

M. Hambrook souligne que bon nombre de partenaires de l’organisme, y compris les Premières nations et Pêches et Océans Canada, s’entendent sur le fait que plusieurs mesures peuvent être prises pour remédier à la situation.

À court terme, ces groupes misent sur des programmes de repeuplement du saumon. À long terme, on espère donner le feu vert à la chasse aux phoques durable et à la pêche au bar rayé à des fins commerciales. Ces deux activités seraient pratiquées par les Premières nations.

La préservation des zones d’habitat le long du bassin versant, l’élimination des espèces envahissantes telles que l’achigan à petite bouche et la protection des sources d’eau froide le long de la Miramichi sont toutes nécessaires pour sauver le saumon de l’Atlantique dans la rivière Miramichi, croit M. Hambrook.

«Nous ne voulons pas qu’il se produise ici la même chose que dans le fleuve Saint-Jean et la rivière Kouchibouguac, où il n’y a pas de pêche récréative et où les Premières nations ne peuvent pêcher à des fins alimentaires et rituelles», poursuit-il.